Portrait de Albert Mérat

Albert Mérat

Albert Mérat (1840–1909) est un poète parnassien aujourd’hui surtout connu par une absence devenue légendaire : dans Le Coin de table de Fantin-Latour, il est remplacé par un bouquet de fleurs, après avoir refusé de poser aux côtés de Verlaine et de Rimbaud. Cette anecdote a éclipsé une œuvre pourtant reconnue de son vivant, saluée par Sainte-Beuve, couronnée par l’Académie française et estimée par Verlaine lui-même, qui voyait en lui « un vrai, un bon poète ».

Né à Troyes, installé très tôt à Paris, Mérat fréquente les cercles parnassiens, les salons et les cafés littéraires, partageant la bohème poétique des années 1860–1870. Auteur de nombreux recueils (Les Chimères, L’Idole, Poèmes de Paris…), il se distingue par une poésie picturale, attentive aux paysages, à la vie parisienne et à la figure féminine, avec un sens aigu du détail et de la couleur. Après une longue éclipse créatrice, il publie à nouveau à partir de 1900. Sa fin tragique, marquée par la maladie et la mélancolie, n’efface pas l’essentiel : une poésie classique, précise et sensible, où le regard du peintre nourrit l’art du vers.

Signature de Albert Mérat
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