Étoiles

Ses yeux, tout un printemps, éclairèrent ma vie Je marchais ébloui, la tenant par la main. Elle était le rayon, l'étoile du chemin, Et tant qu'elle a brillé sur moi, je l'ai suivie.
Ainsi mes jours passaient sans but et sans envie Puis vint l'été ; ce fut un triste lendemain. Je ne vis plus l'étoile au doux regard humain, Et la sérénité du ciel me fut ravie.
Et souvent, dans l'azur profond des soirs d'hiver, Lorsque la lune au front du paysage clair Pose comme un décor sa lueur métallique,
Seul, dans l'apaisement des soirs silencieux Suivant l'éclosion lente et mélancolique Des étoiles, j'ai pu reconnaître ses yeux.
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