Printemps passé
Comme elle était si jeune et qu'elle était si blonde,
Comme elle avait la peau si blanche et l'œil si noir,
Je me laissai mener, docile, par l'espoir
D'engourdir ma rancœur sur sa poitrine ronde.
Son regard où dormait la volupté profonde
M'attirait lentement ; et, sans m'apercevoir
Que l'image était belle à cause du miroir,
Je suivis la sirène adorable dans l'onde.
Elle me regardait avec un air moqueur
Faire naïvement si large dans mon cœur
Une place où loger son âme si petite.
L'aimais-je pour ses yeux qui ne pleurent jamais,
Pour son esprit léger qui m'oublia si vite ?
Je ne sais. Je l'aimais parce que je l'aimais !
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Fut-il jamais douceur de coeur
"Rondeau."
Amour
Fleur
Lyrique
La meilleure finesse
"L'homme fin comprend la finesse,"
Condition humaine
Lumière
Lyrique
À mon ami Alfred T
"Dans mes jours de malheur, Alfred, seul entre mille,"
Amour
Condition humaine
Lyrique
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
❧