Printemps passé
Comme elle était si jeune et qu'elle était si blonde, Comme elle avait la peau si blanche et l'œil si noir, Je me laissai mener, docile, par l'espoir D'engourdir ma rancœur sur sa poitrine ronde. Son regard où dormait la volupté profonde M'attirait lentement ; et, sans m'apercevoir Que l'image était belle à cause du miroir, Je suivis la sirène adorable dans l'onde. Elle me regardait avec un air moqueur Faire naïvement si large dans mon cœur Une place où loger son âme si petite. L'aimais-je pour ses yeux qui ne pleurent jamais, Pour son esprit léger qui m'oublia si vite ? Je ne sais. Je l'aimais parce que je l'aimais !
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
La lampe d'Héro
Amour
Mort
Solitude
Fut-il jamais douceur de coeur
Amour
Mémoire
Solitude
À une fleur séchée dans un album
Nature
Mémoire
Solitude
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
❧