A la rame
Les cieux ont la clarté solide du cristal. Pas d'air. Sous les rocs nus dont la côte est bardée La mer dort aujourd'hui, brûlante et débordée Ainsi qu'une coulée épaisse de métal. On n'entend que le son triste et comme fatal Du bois rude qui bat l'onde à la peau ridée. Par le temps et la mer la-rame corrodée A l'uniformité du mouvement vital. Élevant, abaissant les rames en cadence, Les matelots muets flagellent le flot dense Et dérangent un peu son immobilité. Et l'inflexible bruit du frôlement rythmique Oppresse, et fait songer l'homme mélancolique A ta monotonie, ô lourde Eternité !
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À Ulric G
"Ulric, nul oeil des mers n'a mesuré l'abîme,"
Mélancolie
Mer
Condition humaine
Douleur
"Voici le temps passé de cette sombre lutte ;"
Temps
Condition humaine
Tristesse
Le feu d'épaves
"La maison du pêcheur, qui près du flot s'élève,"
Temps
Mémoire
Mer
Se laisser surprendre
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