Les horizons

L'horizon s'étend libre au loin, laissant l'espace Étaler la splendeur de son immensité ; Il a beau déployer un illimité , Quelque vaste qu'il soit, notre âme le dépasse.
Rien n'a plus sa figure et rien n'a plus sa place : Le fleuve se resserre en filet argenté ; La forêt, s'affaissant, perd de sa majesté ; Et l'œil embrasse tout, parce que tout s'efface.
J'aime les horizons qu'on touche de la main, Avec des champs de blé, des arbres, un chemin Menant au bourg, des toits moussus montrant leur ;
Un vieux chante en allumant du feu, Et la flamme agitant son fin panache bleu Vers le grand ciel vermeil au-dessus de ma tête.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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