Le grand arbre
Dans un parc oublié dont le silence amorce Les rêveurs, sentinelle ancienne du seuil, Le grand arbre muet isole son orgueil, Et vers le ciel étend ses branches avec force. Son tronc noir se raidit musculeux comme un torse, Et son cœur dépouillé ferait un bon cercueil. Il a l'air de porter l'empreinte d'un long deuil, Et l'âge a sillonné profondément l'écorce. Il sent qu'il n'est pas fait pour prêter aux amants L'ombre dont le secret rassure les serments Et les baisers, concert matériel des rêves. Inutile à l'amour trop vulgaire pour lui, Âpre et dur, il attend venir avec ennui La fermentation violente des séves.
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Dans la soudaine nuit d'une jarre de terre
"Plongé par des enfants cruels, ce papillon,"
Mort
Nature
Solitude
L'Étang Mâlo
"Il est un triste lac à l'eau tranquille et noire"
Mort
Nature
Solitude
Aux alcyons
"Les soirs d'automne, quand l'orage"
Mort
Nature
Solitude
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- XIXe siècle
- Lyrique
- Mort
- Nature
- Solitude
- Mélancolie
- Nuit
❧