La pêche
Pour peu que le vent tombe ou saute, il faut la rame.
On part, à jeun souvent. C'est l'été, c'est l'hiver ;
C'est la pluie ou bien c'est, rougissant le flot vert,
Le soleil qui vous brûle au vif avec sa flamme.
Ils savent comme un cri s'étrangle dans la lame,
Et qu'ils ont sous leurs pieds le tombeau grand ouvert ;
Ils savent qu'ils s'en vont lutter, sein découvert,
Et qu'ils sont les héros ignorés de ce drame.
Comme il ne manque pas d'enfants à la maison,
Le jour, la nuit, selon la lune ou la saison,
Les hommes vont gueuser du pain au flot qui gronde.
Mais l'avare Océan n'ouvre guère sa main
Que pour faire aux noyés une couche profonde ?
Où le pêcheur se dit qu'il dormira demain.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Trois vieilles
"I."
Condition humaine
Mer
Modernité poétique
Le soleil disparu rayonne sur la mer
"Le navire propage un remous d'émeraude,"
Lumière
Lyrique
Mer
Le commencement de l'année
"Écoutez bien : l'heure est sonnée ;"
Angoisse
Ballade
Condition humaine
Se laisser surprendre
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