Les parfums

La moisson sent le pain : la terre boulangère Se trahit dans ses lourds épis aux grains roussis, Et caresse au parfum de ses chaumes durcis L'odorat du poète et de la ménagère.
La tête dans l'air bleu, les pieds dans la fougère, Les bois sont embaumés d'un arôme indécis. La mer souffle, en mourant sur les rochers noircis, Son haleine et sa vapeur légère.
L'Océan, la moisson jaune, les arbres verts, Voilà les bons et grands parfums de l'univers ; Et l'on doute lequel est le parfum suprême.
J'oubliais les cheveux, tissu fragile et blond, Qu'on déroule et qu'on fait ruisseler tout du long, Tout du long des reins blancs de la femme qu'on aime.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

❧
❧