La Saint-Martin d'hiver

Les bois ont dépouillé leur costume. L'été A dû livrer au vent sa riche broderie, Et les merles moqueurs, qui sifflaient la , Ne savent où cacher leur vol vif et heurté.
Voici venir l'hiver, avec majesté De son brouillard ainsi qu'une draperie. Il sème sur la terre aride et Les frêles diamants de son givre argenté.
Et pourtant le soleil, par un contraste étrange, Splendide, épanouit aux cieux sa face d'ange : Son sourire est si chaud, et son regard si pur,
Que c'est le temps encore, ainsi qu'aux feuilles vertes, D'aller au fond des bois faire des découvertes Dans les yeux de la femme aimée ou dans l'azur.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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