Le long cours

Avant l'amour fatal de ce qu'on ne sait pas, Je tends vers l'inconnu les forces de mon âme. Je voudrais secouer mes ailes, et je A rencontrer partout l'ombre devant mes pas.
Les étoiles où vont les rêves d'ici-bas Ne peuvent point m'ouvrir le secret de leur flamme ; Ni l' infini que mon désir réclame Vaincre ma pesanteur et soulever mes bras.
Et si, tentant la mer qui menace et qui gronde Droit devant moi, j'allais chercher un nouveau monde, Lorsque, las et meurtri, j'en aurais fait le tour,
L'immuable circuit qui mesure l'espace Ramènerait mon œil avide au même jour Inflexible, et marquant l'ombre à la même place.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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