La jambe

Comme pâlit la joue au baiser de l'amant, Une invisible lèvre a touché la peau rose Aux chevilles ; le sang glorieux les arrose Sans que leur neige en soit moins blanche seulement.
Voici qu'un peu plus haut le divin gonflement De la chair semble un marbre où la fève est enclose. Le genou souple règle à son gré chaque pose Et conduit l'action du pas ferme et charmant.
C'est la vigueur et c'est l'élan des ; Ou, dans le geste propre aux plastiques paresses, La détente du grand repos oriental.
Et l'on songe à Diane, au front de lumière, Parmi ses nymphes, près des sources de cristal, La plus svelte, la plus superbe et la première.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

❧
❧