jusques
Ancien français jusque
Forme ancienne et poétique de « jusque », dont le -s final, surtout devant une voyelle, aide à la mesure du vers.
Dans les poèmes
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Proclament jusques à l'excès
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Souvent un songe d'or jusques au ciel enlève,
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J'en remarque après vous jusques aux moindres traits ;
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Jusques aux bas-fonds du désir,
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Et, des pieds jusques à la tête,
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Vous a jusques aux bords de la France vantée,
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Trompez mon cœur jusques à son retour.
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Couler jusques au coeur.
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Nous poussions quelquefois jusques aux Invalides,
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De la porte Saint-Pol jusques à Ponte-mole :
Joachim Du Bellay, « Où que je tourne l'œil, soit vers le Capitole »
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Jusques au dernier de tes jours,
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Et porte en mon pays, jusques au fond des mers,
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Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde
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Point de mal jusques là : chacun à sa manière
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Jusques aux voûtes étoilées. »
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Jusques aux pieds des immortels.
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Jusques au seuil, où s'embarrasse
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Jusques à ses genoux sereins
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Viennent jusques au bord confondre leur eau douce
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Pour le tenir tragiquement jusques au bout.
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Jusques à leur contenu
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Richelieu, jusques à la mort,
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- Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques en bas !
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N'ont pas vécu jusques au lendemain !
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Et jusques au printemps la terre va languir.
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Tout bas, jusques au jour.
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De soupirs poursuivant l'âme jusques aux Cieux.
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Jusques verray vostre belle jeunesse,
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Que plus d'un grand m'aima jusques à la tendresse ;
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De nocturnes baisers, jusques au frais matin !
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Jusques au rendez-vous,
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Qu'elle avait souvenir, jusques en sa vieillesse,
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Utile jusques là que les voleurs des bois,
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D'être sans voile ainsi jusques à la cheville.
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Et puisse, jusques au tombeau,
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Jusques aux sphères immortelles,
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Jusques à l'excès, sans penser mie
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Et qui m'aurait suivi jusques au bout du monde.
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Et jusques au tombeau penser en homme libre.
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Du haut jusques en bas de l'échelle fatale,
… et 39 autres poèmes.