Sophie d'Arbouville
Poèmes de Sophie d'Arbouville (26)
Classés par titre (A–Z).
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Amour de jeune filleMa mère, quel beau jour ! tout brille, tout rayonne. Dans les airs, l'oiseau chante et l'insecte bourdonne ; Les ruisseaux argentés roulent sur les cailloux, Les fleurs donnent au ciel leur parfum le…
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AnxiétéSilence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image, Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant…
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Je croisPourquoi, du doux éclat des croyances du cœur Vouloir éteindre en moi la dernière lueur ? Pourquoi, lorsque la brise à l'aurore m'arrive, Me dire de rester pleurante sur la rive ? Pourquoi, lorsque…
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Je me tais et je pleureÀ Madame *** qui demandait des vers pour son album. Les vers n'arrivent pas au gré de mon désir, L'heure du feu sacré ne saurait se choisir. Dites-vous au bouton qu'il devienne une rose, À l'oiseau…
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La fille de l'hôtesse« Du vin ! Nous sommes trois ; du vin, allons, du vin ! Hôtesse ! nous voulons chanter jusqu'au matin. As-tu toujours ta vigne et ta fille jolie ? L'amour, le vin, voilà les seuls biens de la vie. —…
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La GitanaÉlégie. J'ai mendié seize ans le pain de chaque jour, Ce pain noir, accordé, refusé tour à tour ; Je bois l'eau du torrent, je couche sur la terre ; Sur le bord d'un chemin j'ai vu mourir ma mère !…
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La grand-mèreRomance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes…
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La mémoireEh bien ! que fais-tu donc, ô Mémoire infidèle ? Tu ne sais plus ces vers, poésie immortelle, Consacrés par la gloire et redits en tous lieux ! Ces sublimes accents au rythme harmonieux, Où d'un…
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L'ange de poésie et la jeune femmeL'ANGE DE POÉSIE. Éveille-toi, ma sœur, je passe près de toi ! De mon sceptre divin tu vas subir la loi ; Sur toi, du feu sacré tombent les étincelles, Je caresse ton front de l'azur de mes ailes. À…
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La SérénadeMère, quel doux chant me réveille ? Minuit ! c'est l'heure où l'on sommeille. Qui peut, pour moi, venir si tard Veiller et chanter à l'écart ? Dors, mon enfant, dors ! c'est un rêve. En silence la…
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Le chant du cygneCygnes au blanc plumage, au port majestueux, Est-il vrai, dites-moi, qu'un chant harmonieux, De vos jours écoulés rompant le long silence, Lorsque va se briser votre frêle existence, Comme un cri de…
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L'enfant qui priaitEh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et…
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Le passéOh ! comment retenir cet ange qui s'enfuit ? Comme il est sombre et pâle ! il ressemble à la nuit. Comme il s'envole vite !... et de ma main tremblante S'échappe malgré moi son aile impatiente. «…
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Le PoèteODE. (Couronnée aux jeux floraux.) Des longs ennuis du jour quand le soir me délivre, Poète aux chants divins, j'ouvre en rêvant ton livre, Je me recueille en toi, dans l'ombre et loin du bruit ; De…
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L'erreurMa sœur, écoute-moi ! je vais t'ouvrir mon cœur... Mais détourne un instant ton regard scrutateur ; Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère ! Tu promis de m'aimer à notre vieille mère. Un…
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L'étoile qui filePetite étoile, au sein des vastes cieux, Toi que suivaient et mon cœur et mes yeux, Toi dont j'aimais la lumière timide, Où t'en vas-tu dans ta course rapide ? Ah ! j'espérais que, dans ce ciel…
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L'hirondelleÔ petite hirondelle Qui bats de l'aile, Et viens contre mon mur, Comme abri sûr, Bâtir d'un bec agile Un nid fragile, Dis-moi, pour vivre ainsi Sans nul souci, Qui bat de l'aile ? Moi, sous le même…
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Ne m'aimez pasNe m'aimez pas !... Je veux pouvoir prier pour vous, Comme pour les amis dont le soir, à genoux, Je me souviens — afin qu'éloignant la tempête, Dieu leur donne un ciel pur pour abriter leur tête. Je…
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Pétition d'une fleurÀ une dame châtelaine. (Pour la construction d'une serre.) Pauvre fleur, qu'un rayon du soleil fit éclore, Pauvre fleur, dont les jours n'ont qu'une courte aurore, Il me faut, au printemps, le soleil…
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SéparationI. Le ciel est calme et pur, la terre lui ressemble ; Elle offre avec orgueil au soleil radieux L'essaim tourbillonnant de ses enfants heureux. Dans les parvis sacrés, la foule se rassemble. Ô…
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Sur les paroles d'un croyant1835. Seigneur ! vous êtes bien le Dieu de la puissance. Que deviennent sans vous ces hommes qu'on encense ? Si d'un souffle divin vous animez leur front, Ils montent jusqu'aux deux, en saisissant…
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TristesseBonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n'ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des…
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Une course au Champs de MarsVolez, nobles coursiers, franchissez la distance ! Pour le prix disputé, luttez avec constance ! Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ; Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ;…
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Une croix sur le bord d'un cheminSur le bord du chemin, que j'aime à voir l'oiseau, Fuyant le nid léger que balance l'ormeau, Prendre le grain qu'il porte à sa couvée éclose, Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose.…
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Une voix du cielJe suis l'astre des nuits. Je brille, pâle et blanche, Sur la feuille qui tremble au sommet d'une branche, Sur le ruisseau qui dort, sur les lacs, bien plus beaux Quand mes voiles d'argent s'étendent…
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Un jour d'absenceQuand l'horloge a sonné le moment du départ, Aucune larme, ami, n'a voilé ton regard ! Tu m'as pressé la main... j'ai cru voir un sourire Se mêler à l'adieu que tu venais me dire ; Car pour ton cœur,…
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