Amédée Pommier
Poèmes de Amédée Pommier (25)
Classés par titre (A–Z).
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À une jolie femmeSavez-vous bien, Madame, à quel risque on s'expose En acceptant des vers d'indiscrets tels que moi ? C'est une occasion de parler, et, ma foi, Je dis ce que je pense et permets qu'on en glose. Un…
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Aux coquettesDerrière le miroir, ce démon aux aguets, Dans ce discret asile où l'élégance règne, Ces roses, ces bijoux, tout ici vous enseigne A ne pas trop vous plaire aux ornements coquins. Apprenez le danger…
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Bien perduEntre quinze et vingt ans, le cœur tout neuf, qui sort De sa torpeur première et qui commence à vivre, S'enflamme quelquefois tout de bon, et s'enivre, Dans un profond secret, d'un amour grand et…
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BlancheBlanche a de grands yeux bleus d'une douceur insigne, Qu'elle ferme à demi, d'un air tendre et mourant. Son petit nez mutin est rose et transparent ; Elle a dans ses contours des mollesses de cygne.…
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Elle n'enviait point le luxe des voyagesUn coucher de soleil, la forme des nuages, Ces étoiles sans nombre et dont le regard luit, Semant de points de feu le voile de la nuit, La lune, orbe ou croissant, baignant de lueurs douces Les murs,…
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Idole et charme de ma vieTu sais endormir tous mes maux ; Tu sais me rendre le repos De mon enfance évanouie. Lorsque mon cœur est languissant, Par ton aspect tu le consoles, Et la moindre de tes paroles Y verse un baume…
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Jeune bacchanteA quoi donc rêves-tu, ma gentille bacchante, Nonchalamment couchée à l'ombre de ce bois ? Quel est le grand objet qui t'occupe ? Ah ! Je vois, Tu lis la plus belle œuvre et la plus éloquente. Un nid…
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La baigneuse endormie près d'une sourceChut ! Avançons sans bruit, gardons de l'éveiller. Nous pourrons contempler, sous le rideau des branches, L'imprudente dormeuse, et ses épaules blanches, Et ses bras arrondis lui servant d'oreiller.…
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La fille du dogeSi le doge est son père, ou si c'est quelque autre homme, C'est ce dont, pour ma part, je m'inquiète peu. Dès qu'elle a pris naissance, il n'importe en quel lieu, Que ce soit à Venise, ou dans…
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La lune de mielEn négligé galant, trônant dans son boudoir, La nouvelle épousée (elle est au moins marquise), Avec ses traits mutins et d'une grâce exquise, Regarde le mari qui vaque à son devoir. Aux pieds de son…
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La mort de CléopâtreSur la peau de lion, fauve et royal coussin, Voyez agoniser la belle Cléopâtre. Elle est là toute nue, et de ses bras d'albâtre L'œil suit complaisamment le suave dessin. Il effleure l'épaule et la…
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La mort d'un enfantIl est gisant sur le rivage Le jeune arbuste à peine né, Qui d'un destin plus fortuné Semblait nous offrir le présage : Hier il croissait couronné D'un tendre et verdoyant feuillage : Qui pouvait…
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La posada des torerosQu'il sent bien son terroir, ce cadre de Giraud ! Toute l'Espagne est là, chaude, pimpante et leste, Hommes en bas de soie, en magnifique veste, Ainsi qu'en montre encore la course du taureau ; Yeux…
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La tentationD'un doute périlleux ton cœur est combattu, Je le vois, et, si Dieu ne te prête son aide, Je crains qu'à l'ennemi ta faiblesse ne cède. Des deux sentiers ouverts lequel choisiras-tu ? Ton corps formé…
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La toilette d'AtalanteJeune et svelte Atalante aux beaux reins potelés, De ton Pygmalion ta chair vivante est digne. Lui seul a le secret de cette forme insigne, Divinisant les corps par sa main modelés. A son âme…
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Le bonheur de l'obscuritéFaux éclat des grandeurs pour lequel on soupire, Opulentes cités, ambitieux palais, Princes, et toi, Fortune, au perfide sourire, J'ai trouvé loin de vous l'innocence et la paix. Exilé de la cour,…
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Le bord de l'eauJe te revois, île chérie, Frais et voluptueux séjour, Où l'ombrage, arrêtant les traits brûlants du jour, Et formant sur ma tête une arcade fleurie, Semble fait pour cacher les larcins de l'amour, Et…
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Le déjeuner champêtreWattier n'est pas Watteau : vous confondiez peut-être. Doux ébats de Cythère à l'ombre des bosquets, Convives attablés à de joyeux banquets, Ou, sur l'herbe, faisant un déjeuner champêtre ; Beautés à…
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Le génie éteint par la voluptéIl était jeune, beau, d'un esprit vigoureux. Cet homme qui s'énerve aux bras de la paresse, Et dont la volupté, fatale enchanteresse, A décharné la joue et fait l'œil terne et creux. C'est elle qui,…
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Le leverSous le rideau de pourpre et son reflet vermeil, Du lit encourtiné tu délaisses la plume, Car il est déjà tard et ta vitre s'allume Aux rayons scintillants que darde le soleil. Eh quoi ! Tu n'es pas…
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Les œuvres de DieuDieu, dans sa sagesse profonde, A-t-il tout créé par sa voix, Ou si le hasard seul au monde Impose aveuglement ses lois ? Pour te délivrer de ce doute, Homme, vers la céleste voûte Élève un moment…
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Le tombeau de l'amourLes habits en désordre et la main sur tes yeux, Tu pleures feu l'Amour, dolente, échevelée. Je ne suis pas surpris si sa tombe est scellée ; Quoiqu'il parût enfant, l'Amour était bien vieux. Te voici…
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Naissance de VénusBlanche fille des eaux, elle apparaît au monde Entre le double azur de la mer et des cieux, Être surnaturel, tout jeune et gracieux, Femme dont la figure est enfantine et ronde. Relevant des deux…
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Quand l'amour arrive, quand l'amour s'en vaRegardez-les tous deux : c'est un couple d'amants Qui, les mains dans les mains, causent sous la ramée : Du pétulant jeune homme à la voix enflammée La jeune fille émue écoute les serments. Mais…
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Sur une petite chienneMoi qui suis partisan de la métempsychose, Je soupçonne très fort que Coquette, autrefois, Était une marquise à l'agaçant minois, Et rien que son aspect confirmerait la chose. Observez sa figure et…
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