Antoine Fontaney
Poèmes de Antoine Fontaney (21)
Classés par titre (A–Z).
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AdieuNe crois pas rallumer ma flamme, Adieu, séduisante beauté ! De l'amour la candeur est l'âme, Il meurt dès qu'il en est quitté. Ta voix, quel que soit son empire, Mon cœur pouvait s'en défier ; Mais…
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A MarieAlors que je fuyais nos arides campagnes Pour égarer mes pas au milieu des montagnes, Chercher l'obscurité de leurs bois ténébreux, Et franchir les hauteurs de leurs faîtes ombreux ; Quand j'osais, ô…
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A mon pèreJ'avais au pied des saints autels Courbé ma tête appesantie, La terre à mes regards s'était anéantie, Et, loin du séjour des mortels, Égaré dans ma rêverie, J'entendais une voix chérie M'appeler au…
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A toiMon cœur est méconnu, si l'on soupçonne même Qu'une terrestre ardeur se mêle à son amour, Et que brûlant pour toi d'une flamme d'un jour, Je pourrais outrager et flétrir ce que j'aime, De même qu'en…
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HymneLe monde et sa vaine sagesse De l'homme éblouissent les yeux ; Sourire et pleurs, bonheur, tristesse, Tout passe et fuit avec vitesse : Il n'est rien de vrai que les cieux ! La gloire est un vain…
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Je t'aime mieuxOh ! Non, ne crois pas que ma flamme Se soit éteinte avec le temps ; Sur mes sens tu régnas longtemps, Tu vis aujourd'hui dans mon âme ! L'attrait qui séduisit mes yeux, Ma raison aussi le partage ;…
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La dernière roseDe l'été qui fuit ; Ce matin elle est éclose Des pleurs de la nuit ; Mais, ni compagne fidèle, Ni bouton naissant, Pour épanouir près d'elle Un sein rougissant ! Faut-il seule sur ta tige Te laisser…
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La mort d'un enfantUn enfant expirait dans les bras de sa mère : Cet appel de la mort, un ange l'entendit, Et, pour aller cueillir cette fleur éphémère, Du ciel il descendit. L'immortel habitant des sphères éternelles,…
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L'aveuDis-moi qu'elle est aussi ton premier souvenir, Celle où tous tes pensers viennent se réunir, Cette heure où commence ma vie, Et qui, de mes printemps renouvelant le cours, Ne me laisse compter au…
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Le cinq maiIl n'est plus ; enfin sa grande âme ! Du corps qu'elle embrasait vient d'exiler sa flamme ; Il n'est plus, a-t-on raconté, Et la terre immobile écoute à son passage Ce récit que bientôt de rivage en…
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Le ménestrelIl te doit son heureux délire, Le Barde qui t'a su chanter, Ô toi qui donnes à la lyre Ce que l'or ne peut acheter ! Le ciel fit le cœur de la femme Pour le poète seulement, C'est un luth qui serait…
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Le portraitCet émail où de son visage Le pinceau n'a tracé qu'une imparfaite image, Sans me la rappeler charme encore mon regard ; Devais-je espérer davantage De l'œuvre d'un mortel et des efforts de l'art ? Ce…
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Le retourIl est une saison où le temps n'a point d'ailes, Où, tandis que la terre est veuve de ses fleurs, De nos bois dépouillés habitants infidèles, Loin d'eux les rossignols vont chanter leurs douleurs.…
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Mes rêvesNe vous offensez pas que votre indifférence Dans mes songes pour moi se transforme en amour ; Si la nuit à mes yeux fait briller l'espérance, Ils sont mouillés de pleurs quand je les rouvre au jour.…
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Mon cœur et ma lyreReçois ce qui fut mon partage, Ce que je puis t'abandonner, Mon cœur, mon luth, pas davantage ; Je n'ai rien autre à te donner : Un luth qui doucement révèle Ce que sa voix peut exprimer, Interprète…
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Reviens mon amourSois encore une fois contre mon sein pressée, Viens dans mes bras, ta place est toujours sur mon cœur ; C'est là que je conserve un culte à ta pensée, Et que ton souvenir du temps reste vainqueur. A…
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SouvenirTe le rappelles-tu ce jardin solitaire, Où tu reçus l'aveu de mon timide amour ? Tout nous favorisait, et l'heure et le mystère, Et de l'astre des nuits le tremblant demi-jour. Un incarnat léger…
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Souvenirs d'un printempsNos beaux lauriers sont défleuris, Des dernières fleurs dont l'automne Orne encore sa pâle couronne, Les derniers boutons sont flétris ; Mais tandis qu'au sein de Paris Déjà le sombre hiver…
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Un angeDans toutes les douleurs humaines Toujours avec nous de moitié, Quel instinct secret vers nos peines Guide ainsi ta tendre pitié ? Dès ce jeune âge où l'existence Comprend à peine le malheur, D'où te…
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ToujoursL'hiver peut flétrir le feuillage, La fleur peut renaître au printemps Le soleil de ton ermitage Sera mon soleil en tout temps. L'heureux lien qui nous enchaîne A ranimé mon cœur vieilli : Oui, le…
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Tu m'aimes, je ne puis mourirLas de défendre ma jeunesse Contre un mal qui la dévorait, J'allais sans regret, sans tristesse, Quitter un monde sans attrait. Je succombais, mais à la vie, Un lien qui la fait chérir, Rattache mon…
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