Stéphane Mallarmé
Poèmes de Stéphane Mallarmé (79)
Classés par titre (A–Z).
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À la nue accablanteBasse de basalte et de laves À même les échos esclaves Par une trompe sans vertu Quel sépulcral naufrage (tu Le sais, écume, mais y baves) Suprême une entre les épaves Abolit le mât dévêtu Ou cela…
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AngoisseJe ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête En qui vont les péchés d'un peuple, ni creuser Dans tes cheveux impurs une triste tempête Sous l'incurable ennui que verse mon baiser : Je demande à…
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ApparitionLa lune s'attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles. —…
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AumônePrends ce sac, Mendiant ! tu ne le cajolas Sénile nourrisson d'une tétine avare Afin de pièce à pièce en égoutter ton glas. Tire du métal cher quelque péché bizarre Et vaste comme nous, les poings…
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À une petite laveuse blondeÔ laveuse aux mignardes poses, Qui sur ta lèvre où rit ton cœur As le sang embaumé des roses Au pied d'enfants, à l'œil moqueur. Sais-tu, vrai Dieu ! que ta grand'mère T'aurait dû faire pour la cour…
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À un poète immoralPuisque ce soir, onze décembre Mil huit cent soixante-un, je n'ai Qu'à rouler le chapelet d'ambre D'un rêve cent fois égrené, Les pieds au feu, sans que m'égare Quelque bonnet blanc inconstant, Je…
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Au seul souci de voyagerOutre une Inde splendide et trouble — Ce salut soit le messager Du temps, cap que ta poupe double Comme sur quelque vergue bas Plongeante avec la caravelle Ecumait toujours en ébats Un oiseau…
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Billet à WhistlerPas les rafales à propos De rien comme occuper la rue Sujette au noir vol de chapeaux ; Mais une danseuse apparue Tourbillon de mousseline ou Fureur éparses en écumes Que soulève par son genou Celle…
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Brise marineLa chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par…
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Contre un poète parisienÀ Emmanuel des Essarts. Souvent la vision du Poète me frappe : Ange à cuirasse fauve, il a pour volupté L'éclair du glaive, ou, blanc songeur, il a la chape, La mitre byzantine et le bâton sculpté.…
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Dame sans trop d'ardeurDame sans trop d'ardeur à la fois enflammant La rose qui cruelle ou déchirée, et lasse Même du blanc habit de pourpre, le délace Pour ouïr dans sa chair pleurer le diamant Oui, sans ces crises de…
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Dans le jardinLa jeune dame qui marche sur la pelouse Devant l'été paré de pommes et d'appas, Quand des heures Midi comblé jette les douze, Dans cette plénitude arrêtant ses beaux pas, A dit un jour, tragique…
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Don du PoèmeJe t'apporte l'enfant d'une nuit d'Idumée ! Noire, à l'aile saignante et pâle, déplumée, Par le verre brûlé d'aromates et d'or, Par les carreaux glacés, hélas ! mornes encor, L'aurore se jeta sur la…
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Éventail de Madame MallarméAvec comme pour langage Rien qu'un battement aux cieux Le futur vers se dégage Du logis très précieux Aile tout bas la courrière Cet éventail si c'est lui Le même par qui derrière Toi quelque miroir…
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Éventail de Mademoiselle MallarméÔ rêveuse, pour que je plonge Au pur délice sans chemin, Sache, par un subtil mensonge, Garder mon aile dans ta main. Une fraîcheur de crépuscule Te vient à chaque battement Dont le coup prisonnier…
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Éventail de Méry LaurentDe frigides roses pour vivre Toutes la même interrompront Avec un blanc calice prompt Votre souffle devenu givre Mais que mon battement délivre La touffe par un choc profond Cette frigidité se fond…
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Feuillet d'albumTout à coup et comme par jeu Mademoiselle qui voulûtes Ouïr se révéler un peu Le bois de mes diverses flûtes Il me semble que cet essai Tenté devant un paysage A du bon quand je le cessai Pour vous…
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Galanterie macabreDans un de ces faubourgs où vont des caravanes De chiffonniers se battre et baiser galamment Un vieux linge sentant la peau des courtisanes Et lapider les chats dans l'amour s'abîmant, J'allais comme…
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Haine du pauvreTa guenille nocturne étalant par ses trous Les rousseurs de tes poils et de ta peau, je l'aime Vieux spectre, et c'est pourquoi je te jette vingt sous. Ton front servile et bas n'a pas la fierté…
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HommageLe silence déjà funèbre d'une moire Dispose plus qu'un pli seul sur le mobilier Que doit un tassement du principal pilier Précipiter avec le manque de mémoire. Notre si vieil ébat triomphal du…
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La chevelure vol d'une flammeOccident de désirs pour la tout déployer Se pose (je dirais mourir un diadème) Vers le front couronné son ancien foyer Mais sans or soupirer que cette vive nue L'ignition du feu toujours intérieur…
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La femme de l'ouvrierLa femme, l'enfant, la soupe En chemin pour le carrier Le complimentent qu'il coupe Dans l'us de se marier.
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La marchande d'habitsLe vif œil dont tu regardes Jusques à leur contenu Me sépare de mes hardes Et comme un dieu je vais nu.
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La marchande d'herbes aromatiquesTa paille azur de lavandes, Ne crois pas avec ce cil Osé que tu me la vendes Comme à l'hypocrite s'il En tapisse la muraille De lieux les absolus lieux Pour le ventre qui se raille Renaître aux…
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Las de l'amer reposLas de l'amer repos où ma paresse offense Une gloire pour qui jadis j'ai fui l'enfance Adorable des bois de roses sous l'azur Naturel, et plus las sept fois du pacte dur De creuser par veillée une…
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L'azurDe l'éternel Azur la sereine ironie Accable, belle indolemment comme les fleurs, Le poète impuissant qui maudit son génie À travers un désert stérile de Douleurs. Fuyant, les yeux fermés, je le sens…
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Le CantonnierCes cailloux, tu les nivelles Et c'est, comme troubadour, Un cube aussi de cervelles Qu'il me faut ouvrir par jour.
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Le château de l'espéranceTa pâle chevelure ondoie Parmi les parfums de ta peau Comme folâtre un blanc drapeau Dont la soie au soleil blondoie. Las de battre dans les sanglots L'air d'un tambour que l'eau défonce, Mon cœur à…
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Le crieur d'imprimésToujours, n'importe le titre, Sans même s'enrhumer au Dégel, ce gai siffle-litre Crie un premier numéro.
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Le guignonAu-dessus du bétail ahuri des humains Bondissaient en clartés les sauvages crinières Des mendieurs d'azur le pied dans nos chemins. Un noir vent sur leur marche éployé pour bannières La flagellait de…
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Le marchand d'ail et d'oignonsL'ennui d'aller en visite Avec l'ail nous l'éloignons. L'élégie au pleur hésite Peu si je fends des oignons.
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L'enfant prodigueI. Chez celles dont l'amour est une orange sèche Qui garde un vieux parfum sans le nectar vermeil, J'ai cherché l'Infini qui fait que l'homme pèche, Et n'ai trouvé qu'un Gouffre ennemi du sommeil. —…
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Le pitre châtiéYeux, lacs avec ma simple ivresse de renaître Autre que l'histrion qui du geste évoquais Comme plume la suie ignoble des quinquets, J'ai troué dans le mur de toile une fenêtre. De ma jambe et des…
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Le SavetierHors de la poix rien à faire, Le lys naît blanc, comme odeur Simplement je le préfère À ce bon raccommodeur. Il va de cuir à ma paire Adjoindre plus que je n'eus Jamais, cela désespère Un besoin de…
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Les fenêtresLas du triste hôpital, et de l'encens fétide Qui monte en la blancheur banale des rideaux Vers le grand crucifix ennuyé du mur vide, Le moribond sournois y redresse un vieux dos, Se traîne et va,…
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Les fleursDes avalanches d'or du vieil azur, au jour Premier et de la neige éternelle des astres Jadis tu détachas les grands calices pour La terre jeune encore et vierge de désastres, Le glaïeul fauve, avec…
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Le sonneurCependant que la cloche éveille sa voix claire À l'air pur et limpide et profond du matin Et passe sur l'enfant qui jette pour lui plaire Un Angelus parmi la lavande et le thym, Le sonneur effleuré…
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Le tombeau de Charles BaudelaireLe temple enseveli divulgue par la bouche Sépulcrale d'égout bavant boue et rubis Abominablement quelque idole Anubis Tout le museau flambé comme un aboi farouche Ou que le gaz récent torde la mèche…
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Le tombeau d'Edgar PoeTel qu'en Lui-même enfin l'éternité le change, Le Poète suscite avec un glaive nu Son siècle épouvanté de n'avoir pas connu Que la mort triomphait dans cette voix étrange ! Eux, comme un vil sursaut…
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Le tombeau de VerlaineLe noir roc courroucé que la bise le roule Ne s'arrêtera ni sous de pieuses mains Tâtant sa ressemblance avec les maux humains Comme pour en bénir quelque funeste moule. Ici presque toujours si le…
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Le vierge, le vivace et le bel aujourd'huiVa-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre Ce lac dur oublié que hante sous le givre Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui ! Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui Magnifique…
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Le VitrierLe pur soleil qui remise Trop d'éclat pour l'y trier Ôte ébloui sa chemise Sur le dos du vitrier.
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Mes bouquins refermésMes bouquins refermés sur le nom de Paphos, Il m'amuse d'élire avec le seul génie Une ruine, par mille écumes bénie Sous l'hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux. Coure le froid avec ses…
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M'introduire dans ton histoireC'est en héros effarouché S'il a du talon nu touché Quelque gazon de territoire À des glaciers attentatoire Je ne sais le naïf péché Que tu n'auras pas empêché De rire très haut sa victoire Dis si je…
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Mon cher papa(Écrit à l'âge de 12 ans.) J'avais appris un compliment, Et j'accourais pour célébrer ta fête, On y parlait de sentiment De tendre amour, d'ardeur parfaite ; Mais j'ai tout oublié, Lorsque je suis…
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Mysticis umbraculisProse des fous. Elle dormait : son doigt tremblait, sans améthyste Et nu, sous sa chemise : après un soupir triste, Il s'arrêta, levant au nombril la batiste. Et son ventre sembla de la neige où…
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Ô si chère de loinÔ si chère de loin et proche et blanche, si Délicieusement toi, Méry, que je songe À quelque baume rare émané par mensonge Sur aucun bouquetier de cristal obscurci Le sais-tu, oui ! pour moi voici…
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Parce que de la viande..Parce que de la viande était à point rôtie, Parce que le journal détaillait un viol, Parce que sur sa gorge ignoble et mal bâtie La servante oublia de boutonner son col, Parce que d'un lit, grand…
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Petit air (guerrier)Ce me va hormis l'y taire Que je sente du foyer Un pantalon militaire À ma jambe rougeoyer L'invasion je la guette Avec le vierge courroux Tous juste de la baguette Au gant blanc des tourlourous Nue…
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Placet futilePrincesse ! à jalouser le destin d'une Hébé Qui poind sur cette tasse au baiser de vos lèvres, J'use mes feux mais n'ai rang discret que d'abbé Et ne figurerai même nu sur le Sèvres. Comme je ne suis…
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Prosexx (Pour des Esseintes.) Hyperbole ! de ma mémoire Triomphalement ne sais-tu Te lever, aujourd'hui grimoire Dans un livre de fer vêtu : Car j'installe, par la science, L'hymne des coeurs spirituels…
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Quand l'ombre menaçaTel vieux Rêve, désir et mal de mes vertèbres, Affligé de périr sous les plafonds funèbres Il a ployé son aile indubitable en moi. Luxe, ô salle d'ébène où, pour séduire un roi Se tordent dans leur…
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Quelconque une solitudePetit air. I. Sans le cygne ni le quai Mire sa désuétude Au regard que j'abdiquai Ici de la gloriole Haute à ne la pas toucher Dont maint ciel se bariole Avec les ors de coucher Mais langoureusement…
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Quelle soie aux baumes de tempsOù la Chimère s'exténue Vaut la torse et native nue Que, hors de ton miroir, tu tends ! Les trous de drapeaux méditants S'exaltent dans notre avenue : Moi, j'ai ta chevelure nue Pour enfouir mes yeux…
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Remémoration d'amis belgesÀ des heures et sans que tel souffle l'émeuve Toute la vétusté presque couleur encens Comme furtive d'elle et visible je sens Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve Flotte ou semble par soi…
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RenouveauLe printemps maladif a chassé tristement L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide, Et dans mon être à qui le sang morne préside L'impuissance s'étire en un long bâillement. Des crépuscules…
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Rien au réveil que vous n'ayezEnvisagé de quelque moue Pire si le rire secoue Votre aile sur les oreillers Indifféremment sommeillez Sans crainte qu'une haleine avoue Envisagé de quelque moue Tous les rêves émerveillés Quand…
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SainteÀ la fenêtre recélant Le santal vieux qui se dédore De sa viole étincelant Jadis avec flûte ou mandore, Est la Sainte pâle, étalant Le livre vieux qui se déplie Du Magnificat ruisselant Jadis selon…
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SalutRien, cette écume, vierge vers À ne désigner que la coupe ; Telle loin se noie une troupe De sirènes mainte à l'envers. Nous naviguons, ô mes divers Amis, moi déjà sur la poupe Vous l'avant fastueux…
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Ses purs ongles très hautL'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore, Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix Que ne recueille pas de cinéraire amphore Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx, Aboli bibelot d'inanité…
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Si tu veux nous nous aimeronsAvec tes lèvres sans le dire Cette rose ne l'interromps Qu'à verser un silence pire Jamais de chants ne lancent prompts Le scintillement du sourire Avec tes lèvres sans le dire Muet muet entre les…
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Soleil d'hiverx À Monsieur Eliacim Jourdain. Phébus à la perruque rousse De qui les lames de vermeil, Ô faunes ivres dans la mousse, Provoquaient votre lourd sommeil. Le bretteur aux fières tournures Dont le…
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SoupirMon âme vers ton front où rêve, ô calme sœur, Un automne jonché de taches de rousseur Et vers le ciel errant de ton œil angélique Monte, comme dans un jardin mélancolique, Fidèle, un blanc jet d'eau…
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Surgi de la croupe et du bondD'une verrerie éphémère Sans fleurir la veillée amère Le col ignoré s'interrompt. Je crois bien que deux bouches n'ont Bu, ni son amant ni ma mère, Jamais à la même Chimère, Moi, sylphe de ce froid…
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Sur les bois oubliés quand passe l'hiver(Pour votre chère morte, son ami.) Tu te plains, ô captif solitaire du seuil, Que ce sépulcre à deux qui fera notre orgueil Hélas ! du manque seul des lourds bouquets s'encombre. Sans écouter Minuit…
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Toast funèbreÔ de notre bonheur, toi, le fatal emblème ! Salut de la démence et libation blême, Ne crois pas qu'au magique espoir du corridor J'offre ma coupe vide où souffre un monstre d'or ! Ton apparition ne…
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Toute Aurore même gourdeA crisper un poing obscur Contre des clairons d'azur Embouchés par cette sourde A le pâtre avec la gourde Jointe au bâton frappant dur Le long de son pas futur Tant que la source ample sourde Par…
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Toute l'âme résuméeQuand lente nous l'expirons Dans plusieurs ronds de fumée Abolis en autres ronds Atteste quelque cigare Brûlant savamment pour peu Que la cendre se sépare De son clair baiser de feu Ainsi le chœur…
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Tout orgueil fume-t-il du soirTorche dans un branle étouffée Sans que l'immortelle bouffée Ne puisse à l'abandon surseoir ! La chambre ancienne de l'hoir De maint riche mais chu trophée Ne serait pas même chauffée S'il survenait…
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Tristesse d'étéLe soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie, En l'or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l'encens sur ta joue ennemie, Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. De ce blanc…
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Une dentelle s'abolitDans le doute du Jeu suprême À n'entr'ouvrir comme un blasphème Qu'absence éternelle de lit. Cet unanime blanc conflit D'une guirlande avec la même, Enfui contre la vitre blême Flotte plus qu'il…
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Une négresse par le démon secouéeVeut goûter une enfant triste de fruits nouveaux Et criminels aussi sous leur robe trouée, Cette goinfre s'apprête à de rusés travaux : À son ventre compare heureuses deux tétines Et, si haut que la…
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Victorieusement fui le suicideTison de gloire, sang par écume, or, tempête ! Ô rire si là-bas une pourpre s'apprête À ne tendre royal que mon absent tombeau. Quoi ! de tout cet éclat pas même le lambeau S'attarde, il est minuit,…
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Poèmes de jeunesse, de Stéphane MallarméCe recueil de poésie regroupe les poèmes de jeunesse de Stéphane Mallarmé (1842-1898).
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BilletPas les rafales à propos De rien comme occuper la rue Sujette au noir vol de chapeaux ; Mais une danseuse apparue Tourbillon de mousseline ou Fureur éparses en écumes Que soulève par son genou Celle…
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MignonneMignonne, sais-tu qu’on me blâme De t’aimer comme je le fais ? On dit que cela, sur mon âme ! Aura de singuliers effets; Que tu n’es pas une duchesse, Et que ton cul fait ta richesse, Qu’en ce monde,…
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Rêve antiqueElle est dans l’atrium la blonde Lycoris Sous un flot parfumé mollement renversée. Comme un saule jauni s’épand sous la rosée, Ses cheveux sur son sein pleuvent longs et fleuris. Dans les roseaux,…
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TombeauLe noir roc courroucé que la bise le roule Ne s’arrêtera ni sous de pieuses mains Tâtant sa ressemblance avec les maux humains Comme pour en bénir quelque funeste moule. Ici presque toujours si le…
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Une négresseUne négresse par le démon secouée Veut goûter une enfant triste de fruits nouveaux Et criminels aussi sous leur robe trouée Cette goinfre s’apprête à de rusés travaux : À son ventre compare heureuse…
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