naguère
Ancien français il y a peu de temps
Adverbe littéraire (de « il n'y a guère ») signifiant « il y a peu de temps, récemment », et non « autrefois » comme on le croit souvent.
Dans les poèmes
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J'ai naguère habité le meilleur des châteaux
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Naguère, aux jours d'orgie où l'homme joyeux brille,
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Vous l'avez vu naguère au bord de vos fontaines,
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Le linge, radieux naguère,
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Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
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Naguère un charme triste est venu m'attendrir.
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Naguiere chanter je voulois
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Qui t'attirait naguère entre ses deux genoux
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Paschal, j'ai vu celui qui naguère traînait
Joachim Du Bellay, « On ne fait de tout bois l'image de Mercure »
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Dont les peuples mourants s'épouvantaient naguères,
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Ainsi naguère encor j'entendais raisonner
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Et cette grande place où tu la vis naguère
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Nice, trop petite naguère,
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En guerre donc ! tu m'as naguère
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Son page favori, qui s'appelle Naguère,
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Je songeai que naguère, au beau pays romain,
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De ce qui vole et rampe et fuit, là-bas. Naguère,
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Naguère que j'oyais la tempête souffler,
François de Malherbe, « Enfin ma patience et les soins que j'ai pris »
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Je vous vis naguère
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Qui naguère embellit Psyché ;
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Vous fûtes sans réponse à l'ami de naguère,
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Ne cherchez plus aux cieux le héros, que naguère
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Ces rêves qui pour lui naguère, chaque soir,
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Qui naguère t'aidait à vaincre les Titans.
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Le fripon naguère a tâté
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Où naguère a chanté,
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Moi, j'emporte sa tête aux yeux naguère ardents.
Charles Marie René Leconte de Lisle, « La tête de Kenwarc'h »
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Mon cœur naguère encore enviait l'hirondelle ;
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Et toi qui n'es plus rien et qui fus roi naguère,
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Naguère encore votre lyre fidèle
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Naguère embellissait encore ?
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Naguère, et le lin pur qu'il faut et qu'il fallut,
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Naguère, de lois affranchis,
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Naguère l'Angleterre y vit chose pareille,
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« J'ai naguère, à Paris, en vain
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Je te suivais naguère,
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Naguère je t'ai vue, en noirs habits de deuil,
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Ô Muse ! qui naguère et tout petit enfant
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Disait naguère en prose, en voyant ses rayons
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Et comment pourrais-je espérer rejoindre ton corps de naguère puisque ton âme était si éloignée
Guillaume Apollinaire, « L’amour, le dédain et l’espérance »
… et 37 autres poèmes.