Victoire Babois
Poèmes de Victoire Babois (30)
Classés par titre (A–Z).
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À celui qui a trouvé mon chienQuand la jeunesse fuit loin d'un monde infidèle, Il faut aimer pourtant, car aimer est un bien. En oubliant qu'elle fut belle, Femme a vraiment besoin, j'en sais quelque nouvelle, D'un regard qui…
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Aimer pour aimerRêvant aux métamorphoses Que les dieux faisaient jadis : « Belles se changeaient en roses, Disait l'aimable Doris. Heureux temps pour un cœur tendre ! S'il revenait un seul jour, Ce jour j'aimerais…
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A ma filleÔ toi dont la pénible enfance S'écoule au milieu des douleurs, Toi, dont la fragile existence M'a déjà coûté tant de pleurs ; Ô ! De ta mère, Fille trop chère, Le ciel enfin comble les vœux, Et de ta…
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À ma fille décédéeMa fille ! ... Je t’appelle, hélas ! Et tu n'es plus ! Loin du climat qui te vit naître, Comme une tendre fleur, tu n'as fait que paraître. Je viens graver ici des regrets superflus. Ici sont…
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À ma nièce VictoireDouce Victoire, aimable enfant, Dont l'air heureux, l'âge innocent, La joie et l'abandon, la naïve tendresse, Et la candeur et la finesse, Semblent rendre à mes yeux, à mon âme, à mes pleurs, L'objet…
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À mon père qui vient de perdre sa mèreLe jour de sa fête Dans un deuil que mon cœur révère, Pour ta fête en ce jour, ô mon vertueux père ! Je n'offre point des fleurs : hélas ! Du noir cyprès La rose pour tes yeux serait encore trop…
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Aux charmes que sur toi nature a su répandreQuand le sort ajouta les trésors de Plutus, Sans doute par méprise il dotait les vertus ; Mais sa faveur volage il vient de la reprendre, Et tu crois qu'il t'abaisse ? Ah ! Respecte ton cœur, Et…
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ChansonEn vain l'Amour, disait Iris, Croit soumettre mon cœur surpris ; A ses traits il échappe. Je ris de ce méchant marmot, Et je le crois encore plus sot Que tous ceux qu'il attrape. Je revis Iris…
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Charmante lyreOù l'amitié grava mon nom, Dieux ! Quel transport divin m'inspire ! Oui, tu m'apportes d'Apollon L'heureux délire. Divine lyre, Couronne-toi d'un myrte heureux. Du dieu des vers je sens l'empire, Et…
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D'où vient ce tourment plein de charmesQui trouble mon cœur abattu ? Je cherche, et je n'ai rien perdu ; Mais pour qui donc coulent mes larmes ? Douleur que j'aime est avec moi ; Hélas ! Dites-moi donc pourquoi. Le murmure des eaux…
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EmmaEmma d'un clair ruisseau regardait l'onde pure, Et n'y voyait pas ses attraits ; Près d'elle il murmurait sous un ombrage frais, Sans qu'elle entendît son murmure. Une douce pâleur à ses touchants…
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En lui envoyant mon portraitSur mes traits, je le sais, à peine si les grâces Vont laisser en fuyant quelques légères traces, Que l'art le plus savant aurait peine à chercher ; Et pour en offrir une image, Le temps, que sans…
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Épitaphe d'une vieille femmeQuatre lustres et trois printemps Ont rempli ma triste carrière. J'ai vu mourir ma tendre mère ; J'ai vu mourir mes deux enfants ; Hélas ! J’ai vécu bien longtemps.
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IsmèneLoin du méchant qui sut lui plaire Elle avait retrouvé sa mère ; Elle avait oublié ses maux. Tandis qu'au fond d'un bosquet sombre Un soir elle dormait en paix, Son ingrat la cherchait dans l'ombre :…
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La boîte à la maliceQuand je célèbre un si beau jour, D'aucune Muse mon amour N'implore le caprice ; Pour faire un couplet bien tourné, Maman, ne m'as-tu pas donné Mon âme, malgré ce penchant, Dans les intrigues du…
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La fantaisieLa nuit tombait sur la prairie ; Écho dormait dans le vallon ; Près du ruisseau chantait Silvie, Et moi j'écoutais sa chanson. D’Amour, dans sa vaine folie, Croyant fuir le charme vainqueur, Et ne…
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L'amourTout n'est qu'amour dans la nature Pour un cœur enflammé d'amour : Le printemps nous rend la verdure Pour offrir un trône à l'amour ; L'astre brillant de la lumière Devient le flambeau de l'amour ;…
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La retraiteHeureux l'amant de la retraite ! Il a des plaisirs sûrs, il goûte un doux sommeil. D'une âme égale et satisfaite, Il revoit chaque jour l'un à l'autre pareil. Au monde il n'est rien qu'il regrette.…
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La touchante amitiéD'amour, dans son heureux printemps Que femme soit le doux salaire ; Que femme, au midi de ses ans, D'amour écoute la prière : Mais qu'amitié vienne à son tour ; Dans nos cœurs que sa flamme habite ;…
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Le jour de son mariageA Eulalie Tu quittes ta douce patrie ; Mais c'est pour suivre un tendre époux : Qu'importe où s'écoule la vie, Lorsque l'amour est avec nous ? Des jeux de ta paisible enfance Rappelle souvent les…
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Le jour de ton anniversaireA sa naissance Flore a fait naître aussi les fleurs ; Le printemps doit son influence, A sa naissance. A ta naissance, Pour nous prouver cet heureux don, De Flore tu pris la puissance, Sa fraîcheur,…
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Le jour du mariageBien gravement s'engage L'amour malin ; Mais souvent, pour se rendre, On le contraint d'attendre Au lendemain. Dans ce jour d'épouvante, On fuit, on est tremblante, Et puis enfin On commence à s'y…
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L'ennui de LéonoreQuel chagrin obscurcit tes yeux ? Qu'as-tu, ma chère Léonore, Toi qu’une souris si gracieuse Naguère embellissait encore ? Un amour tendre et malheureux A cessé de troubler ta vie ; Tout prévient,…
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Le rendez-vousL'autre matin, sous la fraîche coudrette, Le beau Colin, loin des regards jaloux, S'imaginait trouver encore Lisette Une heure au moins après le rendez-vous. « Il est trop tard, lui dis-je, elle est…
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Les musiciens ambulantsSans crainte, mon Annette, ah ! revoyons le jour. En regardant ton fils que ta peine s'oublie. Comment ne pas chérir sa vie Quand elle appartient à l'amour ? Du courage qu'il donne il est la…
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L'oiseau d'AlideLe sort, qui des humains décide, Sur le plus faible oiseau préside. Voulant faire un heureux, il daigna me choisir ; Je naquis pour aimer Alide ; Je vécus sur son sein ; j'y mourus de plaisir. Qui ne…
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Mon sexe, dites-vous, déshérité des cieuxNe sait juger ni vers ni prose. Un style clair et pur, obscur ou vicieux ; Du bon ou du mauvais : c'est pour lui même chose. Jamais de l'analyse il ne prit le compas, Enfin de l'art d'écrire il ne se…
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On est belle quand on plaîtJe veux de ma Caroline Faire le gentil portrait, Et que chacun le devine Sans deviner qui l'a fait. L'amour embellit, pour plaire, L'objet qu'il aime à chanter ; Aussi tendre et plus sincère,…
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Quand vous exagérez même la véritéMon aimable Zoé, vous vous éloignez d'elle. Vous altérez, hélas ! la grâce naturelle, Et l'heureuse simplicité Qui vous rendent bien plus que belle. Vous méprisez le faux, son ombre vous fait peur ;…
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SophieSi bien cherchez dans votre douce amie Vertu sans faste et gaîté sans éclat ; Si désirez cœur tendre et délicat ; Vous préférez ma tant douce Sophie. Si redoutez brillante étourderie ; Si mieux vous…
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