gît
Ancien français repose, est étendu
Forme du verbe vieilli « gésir » : être couché, étendu, reposer, surtout en parlant d'un mort (comme dans « ci-gît ») ; au figuré, se trouver, résider.
Dans les poèmes
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Bruit ou gît en somnolences scélérates,
Paul Verlaine, « Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours »
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La pâle Liberté gît sanglante à ta porte.
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Où gît le vrai motif des œuvres commencées ;
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Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Charles Baudelaire, « J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans »
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Tout affaissé, gît le pantin.
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Et dans le vague abîme où gît le monde antique,
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Ci-dessous gît un amant vandômois,
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Sortiront, Viateur, du corps qui gît ici :
Joachim Du Bellay, « Si fruits, raisins et blés, et autres telles choses »
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Il gît dans un recoin du cimetière immense,
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Qui gît toujours sur la paille des astres,
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Ici gît... point de nom !... demandez à la terre !
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Et sa ceinture gît sur ses voiles de femme.
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S'étonnait du silence où tout gît confondu,
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— Mais lorsqu'il gît...
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Calme et pure, gît peut-être...
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Le sépulcre solide où gît tout ce qui nuit,
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Gît un lac profond, clair et sage,
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Cherchant l’asile où gît la pauvreté peureuse ;
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La dépouille qui gît, froide et marmoréenne,
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Est escript : Cy gist vrayement
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Gît sans pompe, enfermé dans une vile bière,
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Elle gît au delà des plus profonds sanglots,
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Où gît d'un corps tout pur la cendre toute pure ;
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Gît, mort, dans la moisson épaisse du combat.
Charles Marie René Leconte de Lisle, « La tête de Kenwarc'h »
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Un fusil bien connu qui gît, seul, sur la neige
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Ici gît qui chevauchait dès ses plus tendres ans,
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Et, sur la bière où gît mon rêve mi-pourri,
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Il gît au fond de quelque armoire,
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Que la tombe vivante où gît tout ce que j'aime,
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Le Monstre gist etandu,
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Gît fouillée au couteau, d’une plaie écarlate.
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Une blonde aux traits purs gît sur le marbre blanc
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Paix au prêtre qui gît dans la blancheur sans tache
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Gît sans pompe, enfermé dans une vile bière,
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Où gît d’un corps tout pur la cendre toute pure ;
Pierre Corneille, « Epitaphe sur la mort de damoiselle Elisabeth Ranquet »
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La mauvaise moisson gît au tranchant du fer ;
Charles Marie René Leconte de Lisle, « Les raisons du Saint-Père »
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Ici gît dans ce tombeau foireux
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Le souvenir du fer gît dans ses flancs meurtris.
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Qui gît, radieux et calme, au tombeau.
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Où gît la race antique.
… et 2 autres poèmes.