Épitaphe d’Arnauld

Au pied de cet autel de structure grossière sans pompe, enfermé dans une vile , Le plus savant mortel qui jamais ait écrit; Arnauld, qui, sur la grâce instruit par Jésus-Christ, Combattant pour l’Église, a, dans l’Église même, Souffert plus d’un outrage et plus d’un . Plein du feu qu’en son coeur souffla l’Esprit divin, Il terrassa Pélage, il foudroya Calvin; De tous les faux docteurs confondit la morale; Mais, pour fruit de son zèle, on l’a vu rebuté, En cent lieux opprimé par leur noire cabale; Errant, pauvre, banni, proscrit, persécuté; Et même par sa mort leur fureur mal éteinte N’aurait jamais laissé ses cendres en repos, Si Dieu lui-même ici de son sainte À ces loups dévorants n’avait caché les os.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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