ores
1. Ancien français maintenant
Adverbe ancien signifiant « maintenant, à présent ».
Dans les poèmes
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L'une vit, l'autre est morte, et ores, de son œil
Pierre de Ronsard, « Adieu, belle Cassandre, et vous, belle Marie »
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Qui ores, mon Ronsard, me fait parler latin,
Joachim Du Bellay, « Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage »
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Mais ores à moi revenu,
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Ores qu'on voit le Ciel en cent mille bouchons
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Tandis que vivons ores,
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Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Joachim Du Bellay, « France, mère des arts, des armes et des lois »
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Comme ores à mes yeux vos marques apparaissent !
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Et ores le fait boire en l'onde
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Vu qu'ores par mes vers tant de monstres j'assomme.
Joachim Du Bellay, « Je fus jadis Hercule, or Pasquin je me nomme »
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Ores à l'autel de Venus je l'appens,
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Au service de Dieu, ores César imite ?
Joachim Du Bellay, « Je n'ai jamais pensé que cette voûte ronde »
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Mais ores j'ai le corps plus dur,
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Ores ne sentant plus cette divinité,
Joachim Du Bellay, « N'étant, comme je suis, encore exercité »
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Mais ores que je feins n'être plus enflammé,
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Se voit ores ici commander en son rang,
Joachim Du Bellay, « Quand je vois ces messieurs, desquels l'autorité »
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Ores trouble et violente,
2. Ancien français maintenant ; tantôt
Adverbe ancien : maintenant, à présent ; répété (« ore… ore »), il signifie « tantôt… tantôt ».
Dans les poèmes
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Ore en mes bras, ore devant mes yeux,
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Souvienne-toi, Bellay, de ce que tu es ore,
Joachim Du Bellay, « Quand je te dis adieu, pour m'en venir ici »
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Qui ore ai voulu retraire (1)
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C'est or qu'il faut montrer ton flambeau sans lumière,
Joachim Du Bellay, « Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère »
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Ore l'une me plaît, ore l'autre à son tour :
Pierre de Ronsard, « Je ne suis seulement amoureux de Marie »
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Mais par l'herbe tu ne fais ore
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Suis-je ore mort, ore ressuscité,
Pierre de Ronsard, « Quand en songeant ma folâtre j'acolle »
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Ore d'un ris, or' d'un gémissement,
3. Ancien français tantôt
Répété (« ores… ores… »), adverbe ancien signifiant « tantôt… tantôt… » et marquant l'alternance.
Dans les poèmes
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Ores les Orangers, ores mignard se joue
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Sa main nous fait tourner ores bas, ores haut :
Joachim Du Bellay, « Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome »
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Or je suis glace, et ores un feu chaud,
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Ores il était rond, ores long, or étroit,
Pierre de Ronsard, « Le soir qu'Amour vous fit en la salle descendre »
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Ores douteux, ores pleins d'assurance,
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Ores bas, ores haut, toujours me regardant,
Pierre de Ronsard, « Quand je suis tout baissé sur votre belle face »
4. Ancien français maintenant ; ores que = bien que
Adverbe ancien signifiant « maintenant » ; la locution « ores que » veut dire « bien que, quoique ».
Dans les poèmes
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Ores qu'il fust petit, c'est fortune prospere.