Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage
Sonnet X.
Ce n'est l'air des Latins, ni le mont Palatin,
Qui ores, mon Ronsard, me fait parler latin,
Changeant à l'étranger mon naturel langage.
C'est l'ennui de me voir trois ans et davantage,
Ainsi qu'un Prométhée, cloué sur l'Aventin,
Où l'espoir misérable et mon cruel destin,
Non le joug amoureux, me détient en servage.
Eh quoi, Ronsard, eh quoi, si au bord étranger
Ovide osa sa langue en barbare changer
Afin d'être entendu, qui me pourra reprendre
D'un change plus heureux ? nul, puisque le français,
Quoiqu'au grec et romain égalé tu te sois,
Au rivage latin ne se peut faire entendre.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
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Qu'heureux tu es, Baïf, heureux, et plus qu'heureux
"Sonnet XXIV."
Amour
Exil
Lune
Un peu de mer tenait le grand Dulichien
"Sonnet XL."
Condition humaine
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Lyrique
Ce n'est pas de mon gré, Carle, que mon navire
"Sonnet CXXVIII."
Lyrique
Mer
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Se laisser surprendre
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