Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage

Sonnet X.
Ce n'est l'air des Latins, ni le mont Palatin, Qui , mon Ronsard, me fait parler latin, Changeant à l'étranger mon naturel langage.
C'est l'ennui de me voir trois ans et davantage, Ainsi qu'un , cloué sur l'Aventin, Où l'espoir misérable et mon cruel destin, Non le joug amoureux, me détient en .
Eh quoi, Ronsard, eh quoi, si au bord étranger Ovide osa sa langue en barbare changer Afin d'être entendu, qui me pourra reprendre
D'un change plus heureux ? nul, puisque le français, Quoiqu'au grec et romain égalé tu te sois, Au rivage latin ne se peut faire entendre.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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