N'étant, comme je suis, encore exercité
Sonnet III. Par tant et tant de maux au jeu de la fortune, Je suivais d'Apollon la trace non commune, D'une sainte fureur saintement agité. Ores ne sentant plus cette divinité, Mais piqué du souci qui fâcheux m'importune, Une adresse j'ai pris beaucoup plus opportune A qui se sent forcé de la nécessité. Et c'est pourquoi, Seigneur, ayant perdu la trace Que suit votre Ronsard par les champs de la Grâce, Je m'adresse où je vois le chemin plus battu : Ne me battant le coeur, la force, ni l'haleine, De suivre, comme lui, par sueur et par peine, Ce pénible sentier qui mène à la vertu.
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Sonnet (IV)
"Ah ! longues nuicts d'hyver, de ma vie bourrelles,"
Mort
Mélancolie
Condition humaine
Je ne commis jamais fraude ni maléfice
"Sonnet XLIII."
Foi
Condition humaine
Tristesse
Comme un chevreuil, quand le printemps destruit
"L'oyseux crystal de la morne gelée,"
Mort
Nature
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Sonnet
- Lyrique
- Révolte
- Condition humaine
❧