Quand je te dis adieu, pour m'en venir ici
Sonnet XXVIII.
Tu me dis, mon La Haye, il m'en souvient encore :
Souvienne-toi, Bellay, de ce que tu es ore,
Et comme tu t'en vas, retourne-t'en ainsi.
Et tel comme je vins, je m'en retourne aussi :
Hormis un repentir qui le coeur me dévore,
Qui me ride le front, qui mon chef décolore,
Et qui me fait plus bas enfoncer le sourcil.
Ce triste repentir, qui me ronge et me lime,
Ne vient (car j'en suis net) pour sentir quelque crime,
Mais pour m'être trois ans à ce bord arrêté :
Et pour m'être abusé d'une ingrate espérance,
Qui pour venir ici trouver la pauvreté,
M'a fait (sot que je suis) abandonner la France.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
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Cependant que tu dis ta Cassandre divine
"Sonnet XIX."
Exil
Forêt
Jardin
Magny, je ne puis voir un prodigue d'honneur
"Sonnet LXVII."
Condition humaine
Feu
Lumière
Sur mes vingt ans, pur d'offense et de vice
"Guidé, mal-caut, d'un trop aveugle oiseau,"
Amour
Larmes
Lyrique
Se laisser surprendre
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