Ores qu'on voit le Ciel
Sonnet LXXXIV.
Ores qu'on voit le Ciel en cent mille bouchons
Cracheter sur la terre une blanche dragée,
Et que du gris hyver la perruque chargée
Enfarine les champs de neige, et de glaçons,
Je veux garder la chambre, et en mille façons
Meurtrir de coups plombez ma poitrine outragée,
Rendre de moy sans tort ma Diane vengée,
Crier mercy sans faute en ces tristes chansons.
La nue face effort de se crever, si ay-je
Beaucoup plus de tormentz qu'elle de brins de neige :
Combien que quelquefois ma peine continue,
Des yeux de ma beauté sente l'embrassement,
La neige aux chauds rayons du soleil diminue,
Aux feux de mon soleil j'empire mon torment.
1. Torment : Tourment .
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos
"Sonnet CXXV."
Condition humaine
Eau
Feu
Sonnet impressionniste (4)
"Les haches sonnent dur, le sol est presque nu,"
Angoisse
Ciel
Feu
Je vois, Dilliers, je vois seréner la tempête
"Sonnet CXXIX."
Ciel
Lyrique
Mer
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Sonnet
- Lyrique
- Mort
- Nature
- Temps
❧