encor
Ancien français encore
Graphie poétique ancienne de « encore », sans le e final, employée pour les besoins de la mesure du vers.
Dans les poèmes
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Et la brûlure est encor là qui tonne,
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Nous faisons bien encor toujours beaucoup de bruit ;
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On voit encor votre printemps ;
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Et dites-moi s'il est encor quelque torture
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Ne doit l'ouvrir ni ne l'ouvrit encor.
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Qui fait en y rêvant que je tressaille encor :
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Et de l'avoir bien tost encores tu n'as pas
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Et je devrais encor la bénir et l'aimer.
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Une vapeur de nacre, où blanchissent encor
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N'y penser voir encor le sévère sourcil
Joachim Du Bellay, « Seigneur, ne pensez pas d'ouïr chanter ici »
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Agitez encor
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Et, si jeunes encor, d'être de vieux amis.
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Sa parole qu'encor souvent
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La poursuivez encor d'une plainte importune,
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Va, ma soeur, il vaut encor mieux
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Peut-être ils sont encor dans la même ravine !
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Et mordre encor le fond du trou
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Des jeunes d'autrefois dont l'ombre est encor là.
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Elle, défunte nue en le miroir, encor
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Pour renaître, passer, luire et s'éteindre encor.
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Quelques buissons gardent encor
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Qu'encores il ne puisse allumer de ma cendre
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Nous soulevons encor,
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Par nos premiers aveux dont mon cœur encor tremble,
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Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.
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Je m'en souviens encor : vous en souvenez-vous ?
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Ou bien encor, tout seul au bord d'un puits mousseux,
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L'Ulysse des Français nous attache encor mieux.
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On conserve encor le portrait
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Et pourtant je suis jeune encor.
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Tout avait disparu que j'étais encor là.
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Celui-ci n'était pas encor privé des yeux.
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Oh ! je le vois toujours ! j'y voudrais être encor !
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Par les tetins, ausquels ne s’acompare encores
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Pour aimer une fois encor, mais une seule,
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Je fais encor ce mauvais rêve :
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De peur encores j’en tremble.
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Sur mon chemin pourrait encor germer ;
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Seront encor des biens pour mon âme ravie :
Jean-Pierre Claris de Florian, « La colombe et son nourrisson »
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Trouble l'épouse encor sous sa riche ceinture ;
… et 11 autres poèmes.