Vos yeux

Je compare vos yeux à ces claires fontaines Où les astres d'argent et les étoiles d'or Font miroiter, la nuit, des flammes incertaines.
Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort, Il faut que l'astre émigre et que l'étoile meure, Pour renaître, passer, luire et s'éteindre .
Si cruels maintenant, si tendres tout à l'heure, Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants, Et l'amour ne s'y mire et l'amour n'y demeure
Que le temps d'un reflet sous le frisson des vents.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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