ouïr
Ancien français entendre
Verbe ancien signifiant « entendre », percevoir par l'oreille ; il subsiste dans « ouïe » et « inouï ».
Dans les poèmes
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« Pour ouïr sans l'écouter ce que dit le Malin ! »
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Ouïr sur les harpes jalouses
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S'excuser au berger, qui ne daigna l'ouïr
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Ouïr l'âpre combat qui nuit et jour, se livre :
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La ramène ; — il me semble ouïr sa douce voix
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Pour n'ouïr plus la voix de ma sereine.
Pierre de Ronsard, « Je veux pousser par l'univers ma peine »
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Faisait ouïr sa harpe thracienne.
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D'ouïr sa voix !
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Pour n'ouïr que les mêmes airs
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Ma femme quelquefois vient ouïr ces oiseaux ;
Jean-Pierre Claris de Florian, « Le vieux arbre et le jardinier »
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Et, — quand elle se tait, — on peut ouïr au loin,
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Pour ouïr dans sa chair pleurer le diamant
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Et ne saurais ouïr ni raison ni conseil,
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Croit ouïr sans trêve
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Et l'on croyait ouïr, au fond de la serrure
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Ouïr comment un jeune chevalier
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Que Dieu lui fasse ouïr le doux chapelet tendre
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S'il m'est encore donné d'ouïr avec l'aurore
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Ivre d'ouïr chanter, quand le matin arrive,
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À faire ouïr des sons déjà connus ;
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Dieu, pour s'y faire ouïr, tonnerait vainement.
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C'est toi seul qu'ici-bas je souhaite d'ouïr :
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Qui ne laissent ouïr les cris ni les sanglots,
Charles Marie René Leconte de Lisle, « Les siècles maudits »
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D'ouïr des sons lointains apportés par le vent ?
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On croit ouïr un pas errant ;
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Pour ouïr l'hymne d'allégresse
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Je pense ouïr mille discours nouveaux,
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Parle si bas qu'il faut être sourd pour l'ouïr.
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L'autre semblait ouïr de célestes accords ;
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Merveilles de l'ouïr ; il faisait des passages,
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Et, couchés sur la mousse, ouïr
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Qu'il te fait bon ouyr ! à l'heure
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Qu'il soit vrai, pris-tu onc tel plaisir d'ouïr lire
Joachim Du Bellay, « Cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire »
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D'autres dansent en cercle, et l'on croirait ouïr
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Ouïr se révéler un peu
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D'ouïr démentir ses victoires,
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Rien qu'à l'ouïr, le cœur se fend.
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On croit ouïr des carillons.
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Ivre d’ouïr chanter, quand le matin arrive,
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J'aime à t'ouïr, ô musique infinie
… et 11 autres poèmes.