entr'ouvre
Ancien français entrouvre
Ancienne graphie, avec apostrophe, de « entrouvre » (verbe entrouvrir) : ouvre à demi, un peu.
Dans les poèmes
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Et lorsque la sagesse entr'ouvre un peu ma porte,
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Entr'ouvre ses longs yeux où nage un deuil puissant,
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Entr’ouvre les poils longs,
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Aux autres, je l'entr'ouvre : à toi, je te la donne.
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La Rose s'entr'ouvre et dit à l'Étoile :
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Quand mon enchanteresse entr'ouvre sa paupière,
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Et d'une main timide entr'ouvre ma croisée.
Charles Guérin, « Le ciel pâlit, la terre humide et reposée »
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Entr'ouvre l'horizon qu'un jour naissant colore,
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S'entr'ouvre au doux soleil intime de la lampe.
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Quand il s'entr'ouvre, épouvantée,
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Entr'ouvre une fleur printanière,
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Entr'ouvre ma bouche au sourire,
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Ta bouche qui s'entr'ouvre encore,
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Il entr'ouvre un œil bleu : c'est bien l'œil de sa mère. »
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— Peu à peu la maison entr'ouvre ses fenêtres
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Le bourgeon s'entr'ouvre, rêveur ;
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Chaque vague en passant nous entr'ouvre un tombeau ;
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Entr'ouvre la feuillée épaisse
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Sa main dans votre main, quand s'entr'ouvre son cœur,
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Elle entr'ouvre la fleur funèbre de sa bouche
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Vivez, et que jamais sous vos pas ne s'entr'ouvre
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Et qu'un bras invisible entr'ouvre son trésor !
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On entr'ouvre la fenêtre :
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Le rocher qui s'entr'ouvre aux sources ruisselantes,
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La fenêtre s’entr’ouvre un peu ;
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Il m'entr'ouvre l'infini.
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Quand la rose s'entr'ouvre, heureuse d'être belle,
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Pour vous, l'onde s'entr'ouvre et vous livre passage ;
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J'étends les bras, mon œil s'entr'ouvre...
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Entr'ouvre sa lèvre chérie,
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Sans espoir de salut et quand le pont s'entr'ouvre,
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Entr'ouvre quelques fleurs.
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On dirait que le ciel entr'ouvre ma demeure ;
Marceline Desbordes-Valmore, « La première heure de l'année »
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Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose.
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Il entr'ouvre les cieux.... Tu parus devant moi.
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Quand une main divine entr'ouvre sa paupière,
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C'est le ciel qui s'entr'ouvre et sourit au malheur ;
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La dernière s'entr'ouvre... elle m'a fait pleurer.