Le ciel pâlit, la terre humide et reposée

Respire. Messager du matin, le vent pur Agite faiblement la vigne sur le mur Et d'une main timide ma .
Une lueur d'argent lustre l'herbe brisée, Car, des coteaux de l'est au val encore obscur, Dénouant ses cheveux de genêt dans l'azur, L'aube en riant chemine à travers la rosée.
Le brouillard se déchire aux branches du verger ; Le soleil qui se lève y jette un or léger Et baigne au bord du toit les grappes de glycine.
À l'orient d'un cœur nocturne, ainsi l'amour Déploiera son plumage éblouissant de cygne ; Et j'en ai peur comme une étoile a peur du jour.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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