Tous les poèmes
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Les maladroits
Fable VIII, Livre IV. Pour complaire aux goûts innocents Des grands et des petits enfants, De pauvres baladins allaient de foire en foire, Représentant les faits les plus intéressants Ou de la fable…1812 -
Les malheureux
La trompette a sonné. Des tombes entr'ouvertes Les pâles habitants ont tout à coup frémi. Ils se lèvent, laissant ces demeures désertes Où dans l'ombre et la paix leur poussière a dormi. Quelques…1871 -
Les masques
C'est le grand jour des mascarades ; Le bon public prend ses ébats, Et partout sur nos promenades Il fait cortège au mardi gras. Au froid, sur la dalle fangeuse, Grippé, culbuté, suffoqué, Il a… -
Les matelots
Souffle, souffle, bon vent ! Chasse-nous de la terre, Fais-nous bien vite fuir le rivage où s'altère La fierté du marin. A nous la haute mer ! À nous le bleu domaine Où la liberté vogue, où chacun se…1859 -
Les matelots
Sur l'eau bleue et profonde Nous allons voyageant, Environnant le monde D'un sillage d'argent, Des îles de la Sonde, De l'Inde au ciel brûlé, Jusqu'au pôle gelé... Les petites étoiles Montrent de… -
Les mauvais dîners charmants
Couvrant un seul bout de la table, Les faciles raffinements, Et le bonheur inévitable ! C'était trop chaud, c'était trop froid, Selon le hasard ou ta guise ; Ton sourire m'ôtait le droit De nier…1873 -
Les membres et l'estomac
Je devais par la Royauté Avoir commencé mon Ouvrage. A la voir d'un certain côté, Messer Gaster en est l'image. S'il a quelque besoin, tout le corps s'en ressent. De travailler pour lui les membres…1668 -
Les meules de foin
Tout le sol tondu ras des solitudes plates Dans un indéfini recul, toujours plus loin, S'étale montueux de ses meules de foin Où saigne le soleil croulé qui se dilate. Solennelle, pompeuse, avec la…1899 -
Les moments heureux
Le bonheur, j'imagine, C'est d'être à carnaval Pressant la taille fine D'une danseuse au bal, Danseuse jamais lasse Qui toujours avec grâce Tourne, bondit et passe Les yeux étincelants, Le sein… -
Les morts que l'on fait saigner dans leur tombe
Se vengent toujours. Ils ont leur manière, et plaignez qui tombe Sous leurs grands coups sourds. Mieux vaut n'avoir jamais connu la vie, Mieux vaut la mort lente d'autres suivie, Tant le temps est…1889 -
Les mots sans qu'on les craigne
Les mots sans qu'on les craigne ont d'effrayants pouvoirs, Ils sont les bâtisseurs hasardeux des pensées, L'âme la plus puissante est parfois dépassée Par ces rêves actifs que l'on voit se mouvoir. —…1924 -
Les moutons
Ferme les yeux visage noir Ferme les jardins de la rue L’intelligence et la hardiesse L’ennui et la tranquillité Ces tristes soirs à tout moment Le verre et la porte vitrée Confortable et sensible…