Agénor Altaroche
Poèmes de Agénor Altaroche (10)
Classés par titre (A–Z).
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Fi de la popularitéJe connais plus d'un sot qui loue Comme le trésor le plus beau, L'amour que le bon peuple voue A ceux qui suivent son drapeau. Du peuple que me fait l'estime ? Puisque ce trésor si vanté Ne…
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La chanson n'est pas morteUn rimeur de couplets comiques, De la folle et vive chanson Aux oreilles académiques A fait la funèbre oraison. Ingrat, à peine à son aurore, Au tombeau déjà tu l'attends ! La chanson doit vivre…
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La fête de l'Hôtel de VilleAccourez vite à nos splendides fêtes ! Ici banquets, là concert, ailleurs bal. Les diamants rayonnent sur les têtes, Le vin rougit les coupes de cristal. Ce luxe altier qui partout se déroule, Le…
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La vieillesseAutrefois on vouait un saint culte au grand âge. Quand sur le sol tremblaient les autels chancelants, Un seul restait debout au milieu de l'orage, L'autel des cheveux blancs. La vieillesse toujours,…
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Les masquesC'est le grand jour des mascarades ; Le bon public prend ses ébats, Et partout sur nos promenades Il fait cortège au mardi gras. Au froid, sur la dalle fangeuse, Grippé, culbuté, suffoqué, Il a…
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L'impôt du pauvreLe percepteur trouve qu'on tarde ; Il veut être payé ce soir. — J'ai quelques sous, mais je les garde Pour vous acheter du pain noir. Si je n'en porte à votre mère, Enfants, la soupe manquera !... —…
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L'improvisationDes vers, à loi, rimeur intarissable ? A toi des vers ? C'est un projet de fou ! C'est au désert jeter un grain de sable ; Sur le rocher c'est poser un caillou. N'ai-je pas vu ma muse trop rebelle A…
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Mes souhaits de bonne annéeEncore un premier jour de l'an Que le temps nous apporte ! Cette date donne l'élan Aux vœux de toute sorte. Puissiez-vous, gais et bien portants, Quand reviendra la fête, En faire encore après cent…
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Quel froidSans feu Paris ne peut plus vivre ; Il court, tout crispé de frissons, Secouant sa barbe de givre Et son lourd manteau de glaçons. Sous la laine où le vent pénètre, Chaque nez rouge que l'on voit Dit…
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Souvenez-vous de moiGrâce au hasard qui sur nous règne en maître, Ici nos pas ont pu se rencontrer. Je pars demain, et pour jamais peut-être Dans son caprice il va nous séparer. Si les conseils que ma bouche inconnue A…