Tous les poèmes
Parcourez le catalogue ou recherchez un titre.
-
À Uranie
Je vous adore, ô ma chère Uranie ! Pourquoi si tard m'avez-vous enflammé ? Qu'ai-je donc fait des beaux jours de ma vie ? Ils sont perdus ; je n'avais point aimé. J'avais cherché dans l'erreur du bel… -
À Uranie (I)
Qu'un autre vous enseigne, ô ma chère Uranie À mesurer la terre, à lire dans les cieux, Et soumettre à votre génie Ce que l'amour soumet au pouvoir de vos yeux. Pour moi, sans disputer ni du plein ni… -
À Vianden
Il songe. Il s'est assis rêveur sous un érable. Entend-il murmurer la forêt vénérable ? Regarde-t-il les fleurs ? regarde-t-il les cieux ? Il songe. La nature au front mystérieux Fait tout ce qu'elle…1872 -
À Victor Hugo
Je ne vous connais pas, ô bien-aimé poète ; Je n'ai pu contempler la fière et noble tête Où les rayons brûlants et doux du divin feu Font germer sans effort la semence de Dieu. Je ne vous connais pas…1867 -
À Victor Hugo
D'illusions fantastiques Quel doux esprit t'a bercé ? Qui t'a dit ces airs antiques, Ces contes du temps passé ? Que j'aime quand tu nous chantes Ces complaintes si touchantes, Ces cantiques de la…1833 -
À Victor Hugo
Sur ton front brun comme la nuit, Maître, aucun fil d'argent ne luit, Et nul Décembre sacrilège, Ne met sa neige. Pourtant, dans ton labeur sacré, Tu te vois déjà vénéré, Ô génie immense et…1842 -
À Victor Hugo
Toi que, dans nos cieux, un nuage Voiturait parmi les hivers ; Et qu'en se crevant, un orage A jeté de ses flancs ouverts : Aigle, couvé par le tonnerre, Fils des cieux, tu suspends ton aire A… -
À Victor Hugo
Dors, Maître, dans la paix de ta gloire ! Repose, Cerveau prodigieux, d'où, pendant soixante ans, Jaillit l'éruption des concerts éclatants ! Va ! la mort vénérable est ton apothéose : Ton Esprit…1895 -
À Victor Hugo
Ô grand charmeur du siècle et des peuples nouveaux, Pourquoi te reléguer dans ces pâles ténèbres, Sous l'oblique faux jour de ces étroits caveaux, Pour les morts d'autrefois classiquement funèbres ?…1896 -
À Victor Hugo
De votre amitié, maître, emportant cette preuve Je tiens donc sous mon bras le Rhin. — J'ai l'air d'un fleuve Et je me sens grandir par la comparaison. Mais le Fleuve sait-il lui pauvre Dieu sauvage… -
À Victor Hugo
Ami, d'où nous viens-tu, tremblant, pâle, effaré, Tes blonds cheveux épars et d'un blond plus doré, Comme ceux que Rubens et Rembrandt à leurs anges Sonnent en leurs tableaux par des teintes étranges…1830 -
À Victor Hugo
(En lui envoyant « Sagesse ») Nul parmi vos flatteurs d'aujourd'hui n'a connu Mieux que moi la fierté d'admirer votre gloire : Votre nom m'enivrait comme un nom de victoire, Votre œuvre, je l'aimais…1888