Tous les poèmes
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À Rouen, rue Ancrière
Je n'ai vu qu'un regard de cette belle morte À travers le volet qui touche à votre porte, Ma soeur, et sur la vitre où passa ce regard, Ce fut l'adieu d'un ange obtenu par hasard. Et dans la rue…1860 -
À Saint-Blaise, à la Zuecca
Chanson. Vous étiez, vous étiez bien aise À Saint-Blaise. Nous étions bien là. Mais de vous en souvenir Prendrez-vous la peine ? Mais de vous en souvenir Et d'y revenir, Dans les prés fleuris…1850 -
À Saint-Georges-sur-Mer
À Gabriel Audiat. Pourquoi donc m'en irais-je aux pays transalpins, Quand tout charme les yeux dans ma forêt de pins ? Pourquoi fuir en ingrat cet heureux coin du monde Où le vieil Océan épouse la…1896 -
À Sainte-Beuve
À la porte d'un beau château Bâti pendant la Renaissance, Une dame au riche manteau, Les cheveux baignés d'une essence Divine, rit au vert coteau. Elle a l'œil superbe et moqueur ; Ses sourcils noirs…1856 -
À Sainte-Beuve
Ami, tu l'as bien dit : en nous, tant que nous sommes, Il existe souvent une certaine fleur Qui s'en va dans la vie et s'effeuille du coeur. "Il existe, en un mot, chez les trois quarts des hommes,…1850 -
À Samuel Bernard
(Au nom de Madame de Fontaine-Martel.) C'est mercredi que je soupais chez vous Et que, sortant des plaisirs de la table, Bientôt couchée, un sommeil prompt et doux Me fit présent d'un songe… -
À Sully Prudhomme
Combien connaissez-vous d'hommes vraiment heureux Sur le globe terrestre ? — A part moi, quand je songe Aux élus qui du ciel ont tout reçu pour eux, Je n'en trouve qu'un seul... Il vivait en…1896 -
À Sylvie
Je veux vous peindre, ô belle enchanteresse, Dans un fauteuil ouvrant ses bras dorés, Comme Diane, en jeune chasseresse, L'arc à la main et les cheveux poudrés. Sur les rougeurs d'un ciel aux feux…1842 -
À Théophile Gautier
Quand sa chasse est finie, Le poëte oiseleur Manie L'outil du ciseleur. Car il faut qu'il meurtrisse, Pour y graver son pur Caprice, Un métal au cœur dur. Pas de travail commode ! Tu prétends, comme…1856 -
À Théophile Gautier
Maître, qui du grand art levant le pur flambeau, Pour consoler la chair besoigneuse et fragile, Redis la gloire antique à cette exquise argile, Ton corps va donc subir l'outrage du tombeau ! Ton âme…1875 -
À Théophile Gautier
Ami, poète, esprit, tu fuis notre nuit noire. Tu sors de nos rumeurs pour entrer dans la gloire; Et désormais ton nom rayonne aux purs sommets. Moi qui t’ai connu jeune et beau, moi qui t’aimais, Moi… -
À Ulric G
Ulric, nul oeil des mers n'a mesuré l'abîme, Ni les hérons plongeurs, ni les vieux matelots. Le soleil vient briser ses rayons sur leur cime, Comme un soldat vaincu brise ses javelots. Ainsi, nul…1829