Alphonse Esquiros
Poèmes de Alphonse Esquiros (12)
Classés par titre (A–Z).
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À Victor HugoToi que, dans nos cieux, un nuage Voiturait parmi les hivers ; Et qu'en se crevant, un orage A jeté de ses flancs ouverts : Aigle, couvé par le tonnerre, Fils des cieux, tu suspends ton aire A…
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Je n'ose plus aimerJe n'ose plus aimer : Tous ceux que dans la vie, Comme un souffle brûlant, mon amour a touchés, Ont senti se flétrir leur jeunesse ravie, Et pareils à la fleur qu'un soleil a ternie, Sur leur tombeau…
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L'aigleLe soleil était pâle ; une mer ondoyante Enflait à gros flocons son écume bruyante Et se brisait contre un rocher ; Une île, au sein des flots, s'élevait en silence Et sur ses bords déserts, d'où le…
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La lampe du poèteLa lampe du poète agonisait dans l'ombre ; Des rapides printemps il voyait fuir le nombre ; La faim, de son toit pauvre, écartait les amours ; Sa cruche se vidait, et couché sur la paille : « Il faut…
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La solitudeOui, voici bien les lieux que fréquentait Elise ; C'est ici tendrement que résonnait sa voix ; C'est là, c'est sur ce banc que je la vis assise Pour la dernière fois. Pourtant, rien n'a changé ;…
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Le SabbatÔ peuples ! Savez-vous (c'est l'opprobre du monde) Qu'au sein de vos cités râle une orgie immonde : Minuit sonne, écoutez ! C'est l'heure du sabbat, Où des vieillards quinteux, couronnés de folie,…
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L'orageC'était un beau spectacle au milieu des ténèbres. La lune qui sortait de ses voiles funèbres, Et qui glissait entre deux tours ; L'orage qui là-bas s'avançait dans les nues ; Le château qui voyait,…
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Ma MuseLe soir répandait son mystère Sur le bois chaste et solitaire ; Le rossignol harmonieux Déployait sa voix cadencée, Et chaque feuille balancée Rendait un son mélodieux. Assis sous la verte ramée, Je…
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Ni plaisir ni peineA la brise du soir quand les feuilles frémissent, Quand le soleil rougit dans un beau ciel d'été, Quand les nuages d'or à l'horizon se plissent, Quand le silence vient, et quand les bois s'emplissent…
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Qu'est-ce que la vie ?Depuis bientôt vingt ans, je passe sur la route ; Mes yeux regardent tout et mon oreille écoute ; Deux rois ont laissé choir leur couronne à grand bruit. J'ai vu tout pouvoir vain, toute gloire…
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SouvenirL'haleine jusqu'ici des Zéphyrs inconstants. Sur l'Océan du monde a gonflé notre voile ; Et notre frêle esquif à l'abri des autans, Pour arriver au port suivit la même étoile. Pour toi le ciel est…
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Un homme de moinsTerre, que fallut-il quand l'Europe inondée Ne pouvait retenir la France débordée, Et grosse de fléaux ; Quand les trônes des rois chancelaient sur leur base, Quand nos champs se vidaient, quand la…