Tous les poèmes
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Sonnet II (L’Olive)
D’amour, de grace, et de haulte valeur Les feux divins estoient ceinctz, et les cieulx S’estoient vestuz d’un manteau precieux A raiz ardens, de diverse couleur. Tout estoit plein de beauté, de… -
Sonnet III (L’Olive)
Loyre fameux, qui ta petite source Enfles de maintz gros fleuves, et ruysseaux, Et qui de loing coules tes cleres eaux En l’Ocean d’une assez vive course. Ton chef royal hardiment bien hault pousse… -
Sonnet IV (L’Olive)
L’heureuse branche à Pallas consacrée, Branche de paix, porte le nom de celle Qui le sens m’oste, et soubz grand’beauté cele La cruaulté, qui à Mars tant agrée. Delaisse donq’ô cruelle obstinée ! Ce… -
Sonnet astronomique
Alors que finissait la journée estivale, Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvant À ces mondes lointains dont je parle souvent. Aussi regardais-tu chaque étoile en rivale. Au retour, à…1873 -
Sonnet au lecteur
Jusqu'à présent, lecteur, suivant l'antique usage, Je te disais bonjour à la première page. Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ; En vérité, ce siècle est un mauvais moment. Tout s'en va,…1850 -
Sonnet boiteux
Ah ! vraiment c'est triste, ah ! vraiment ça finit trop mal, Il n'est pas permis d'être à ce point infortuné. Ah ! vraiment c'est trop la mort du naïf animal Qui voit tout son sang couler sous son…1884 -
Sonnet cabalistique
Dans notre vie âcre et fiévreuse Ta splendeur étrange apparaît, Phare altier sur la côte affreuse ; Et te voir est joie et regret. Car notre âme que l'ennui creuse Cède enivrée à ton attrait, Et te…1873 -
Sonnet d'Oaristys
Tu me fis d'imprévus et fantasques aveux Un soir que tu t'étais royalement parée, Haut coiffée, et ruban ponceau dans tes cheveux Qui couronnaient ton front de leur flamme dorée. Tu m'avais dit « Je…1873 -
Sonnet d'automne
Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal : " Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? " - Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite, Excepté la candeur de l'antique…1857 -
Sonnet d'été
Nous habiterons un discret boudoir, Toujours saturé d'une odeur divine, Ne laissant entrer, comme on le devine, Qu'un jour faible et doux ressemblant au soir. Une blonde frêle en mignon peignoir… -
Sonnet de nuit
Ô croisée ensommeillée, Dure à mes trente-six morts ! Vitre en diamant, éraillée Par mes atroces accords ! Herse hérissant rouillée Tes crocs où je pends et mords ! Oubliette verrouillée Qui me…1873 -
Sonnet héroïque
La Gueule parle : « L'or, et puis encore l'or, Toujours l'or, et la viande, et les vins, et la viande, Et l'or pour les vins fins et la viande, on demande Un trou sans fond pour l'or toujours et l'or…1888