Sonnet III (L’Olive)
Loyre fameux, qui ta petite source
Enfles de maintz gros fleuves, et ruysseaux,
Et qui de loing coules tes cleres eaux
En l’Ocean d’une assez vive course.
Ton chef royal hardiment bien hault pousse
Et apparoy entre tous les plus beaux
Comme un thaureau sur les menuz troupeaux
Quoy que le Pau envieux s’en courrousse.
Commande doncq’aux gentiles Naiades
Sortir dehors leurs beaux palais humides
Avecques toy, leur fleuve paternel.
Pour saluer de joyeuses aubades
Celle qui t’a, et tes filles liquides
Deifié de ce bruyt eternel.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Au mois d'avril quand l'an se renouvelle
"Au mois d'avril, quand l'an se renouvelle,"
Amour
Joie
Lyrique
Je vois, Dilliers, je vois seréner la tempête
"Sonnet CXXIX."
Ciel
Lyrique
Mer
Ce n'est pas de mon gré, Carle, que mon navire
"Sonnet CXXVIII."
Lyrique
Mer
Mort
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Sonnet
- Lyrique
- Nature
- Mer
❧