Sonnet III (L’Olive)
Loyre fameux, qui ta petite source Enfles de maintz gros fleuves, et ruysseaux, Et qui de loing coules tes cleres eaux En l’Ocean d’une assez vive course. Ton chef royal hardiment bien hault pousse Et apparoy entre tous les plus beaux Comme un thaureau sur les menuz troupeaux Quoy que le Pau envieux s’en courrousse. Commande doncq’aux gentiles Naiades Sortir dehors leurs beaux palais humides Avecques toy, leur fleuve paternel. Pour saluer de joyeuses aubades Celle qui t’a, et tes filles liquides Deifié de ce bruyt eternel.
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