Sonnet II (L’Olive)

D’amour, de grace, et de valeur Les feux divins , et les S’estoient vestuz d’un manteau precieux A ardens, de diverse couleur.
Tout estoit plein de beauté, de bonheur La mer tranquille, et le vent , Quand celle là naquit en ces bas lieux Qui a pillé du monde tout l’honneur.
Ell’prist son teint des beaux blanchissans, Son chef de l’or, ses deux levres des rozes, Et du soleil ses yeux .
Le ciel usant de liberalité Mist en l’esprit ses semences encloses, Son nom des Dieux prist l’immortalité.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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