Tous les poèmes
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L'été
À Laure Bernard. C'est l'été. Le soleil darde Ses rayons intarissables Sur l'étranger qui s'attarde Au milieu des vastes sables. Comme une liqueur subtile Baignant l'horizon sans borne, L'air qui du…1873 -
L'été ne fut pas adorable
Après cet hiver infernal, Et quel printemps défavorable ! Et l'automne commence mal, Bah ! nous nous réchauffâmes En mêlant nos deux âmes. La pauvreté, notre compagne Dont nous nous serions bien…1891 -
L'île verte
Des ruisseaux un déluge a fait de lourds torrents Qui roulent, pêle-mêle, écumeux, dévorant L'étendue, au travers des landes, des pacages, Et changeant en lacs fous les stagnants marécages. Mais…1899 -
L'œil du maître
Un Cerf s'étant sauvé dans une étable à boeufs Fut d'abord averti par eux Qu'il cherchât un meilleur asile. Mes frères, leur dit-il, ne me décelez pas : Je vous enseignerai les pâtis les plus gras ;…1668 -
L'œuf de l'aigle
Fable IX, Livre II. Au temps où les bêtes parlaient Non pas hier pourtant, un grave personnage, Un dindon, le Nestor des dindons de son âge, Elevait quinze enfants, qui tous lui ressemblaient. Tous,…1812 -
LV – Causerie
Vous êtes un beau ciel d’automne, clair et rose ! Mais la tristesse en moi monte comme la mer, Et laisse, en refluant, sur ma lèvre morose Le souvenir cuisant de son limon amer. – Ta main se glisse… -
La Bastille
Or ce fut donc par un matin, sans lune, En beau printemps, un jour de Pentecôte, Qu’un bruit étrange en sursaut m’éveilla. Un mien valet, qui du soir était ivre: « Maître, dit-il, le Saint-Esprit est… -
La Belle au Bois dormant
Une princesse, au fond des bois, A dormi cent ans autrefois, Oui, cent beaux ans, tout d'une traite. L'enfant, dans sa fraîche retraite, Laissait courir le temps léger. Tout sommeillait à l'entour…1871 -
La Bruyère
Ô bruyère, bruyère, Je croyais te connaître et je ne savais rien De cette odeur mêlée à la rumeur légère Qui vient du fond des pignadas, qui vient Des longs pays qui sont les tiens, bruyère... — Je…2026 -
La Béatrice
Dans des terrains cendreux, calcinés, sans verdure, Comme je me plaignais un jour à la nature, Et que de ma pensée, en vaguant au hasard, J'aiguisais lentement sur mon coeur le poignard, Je vis en…1857 -
La Bénédiction
Or, en mil huit cent neuf, nous prîmes Saragosse. J’étais sergent. Ce fut une journée atroce. La ville prise, on fit le siège des maisons, Qui, bien closes, avec des airs de trahisons, Faisaient… -
La Chanson du mal-aimé
À Paul Léautaud. Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s'il meurt un soir Le matin voit sa renaissance. Un soir de demi-brume à Londres Un voyou…1913