L'île verte

Des ruisseaux un déluge a fait de lourds torrents Qui roulent, pêle-mêle, écumeux, dévorant L'étendue, au travers des landes, des , Et changeant en lacs fous les stagnants marécages.
Mais l'eau dort plate autour d'un grand escarpé, Tout hérissé de bois. Lent, le soir est tombé. Dans l'air mort, où s'ébauche un soupçon de tonnerre, Rôde, vitreux, magique, un jour de luminaire.
Et, lorsqu'au plus épais d'une torpeur d'extase Un crapaud, goutte à goutte, son fin solo, C'est du rêve de voir à cette unique phrase
Surgir une île verte en des profondeurs brunes, Entre le blanc du ciel et le jaune de l'eau, Sous le diamanté rose et bleu de la lune !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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