sied
Ancien français convient
Forme du verbe vieilli « seoir » : convient, va bien à ; « il sied de » signifie « il convient de ».
Dans les poèmes
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Et l'or fou qui sied aux pauvres glorieux,
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Il sied de ressembler aux dieux. Ton Dieu, flamine,
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De plus, il vous sied mal d'écrire en si haut style.
Jean de La Fontaine, « Contre ceux qui ont le goût difficile »
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Le noir sied à son front poli,
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On dit qu'il sied à ma figure :
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Que ce nom qui vous sied si bien et qui rappelle
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Comme il sied qu'une foule assiste à ces combats,
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Qui sied au théâtre.
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Il ne me sied plus de penser
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L'air fou du plaisir te sied mieux
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Un baudet ! direz-vous, tant d'orgueil lui sied mal.
Jean-Pierre Claris de Florian, « Le bœuf, le cheval et l'âne »
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C'est, comme il sied, pour s'amuser.
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Te sied et me charme entre tous.
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Le lin vierge sied seul aux filles du Moustoir :
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J'aurai l'âme qui sied en face d'un berceau.
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Qui sied aux fleurs.
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L'erreur sied bien à la jeunesse.
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Qu'il sied bien d'y veiller pour le maintien des lois.
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Et si d'un peu de sang il lui sied d'être avare
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L'oubli sied à la Bienfaisance ;
Jacques Delille, « De la bienfaisance et de la reconnaissance »
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Y baisent chastement, comme il sied aux péris,
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Du beau rire qui sied aux poitrines robustes,
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Toujours morne, et qui sied aux poses résignées.
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Comme elle, belle et bonne, ah ! qu'il vous sied, madame,
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Tâchant de vivre... comme il sied,
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— Eh bien ! dit la rieuse, à qui sied l'ironie,
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Devant lui, comme il sied aux anciennes peintures,
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Certes, il ne lui sied point de quitter pour si peu
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Jusqu'au juron luron qui sied,
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C'est plus ! Étant l'épouse, il sied d'être la mère,
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Du port majestueux qui sied aux seules reines,
Paul Verlaine, « Guerrière, militaire et virile en tout point »
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Mais ce qu'il sied à tous d'admirer, c'est surtout
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Comme il sied aux vaincus des suprêmes batailles.
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L'ombre qui sied aux choses
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Qui sied au subtil génie
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L'hymne qui te sied à présent !
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Qu’il sied de saluer encor,