Le pitre
Le tréteau qu'un orchestre emphatique secoue Grince sous les grands pieds du maigre baladin Qui harangue non sans finesse et sans dédain Les badauds piétinant devant lui dans la boue. Le plâtre de son front et le fard de sa joue Font merveille. Il pérore et se tait tout soudain, Reçoit des coups de pieds au derrière, badin, Baise au cou sa commère énorme, et fait la roue. Ses boniments, de coeur et d'âme approuvons-les. Son court pourpoint de toile à fleurs et ses mollets Tournants jusqu'à l'abus valent que l'on s'arrête. Mais ce qu'il sied à tous d'admirer, c'est surtout Cette perruque d'où se dresse sur la tête, Preste, une queue avec un papillon au bout.
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À Laure
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Tu fus souvent cruelle
"Même injuste parfois,"
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"L'horreur dont ne peut se défendre"
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Condition humaine
Se laisser surprendre
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