Sonnet impressionniste

Quelle âme revêtir dans cette forêt vierge Qui va, grimpant les monts, au ciel donner assaut, Où la terre a gardé l'empreinte d'un sursaut Par quoi, depuis des temps fabuleux, elle émerge.
Arrière , loin de moi rire sot Que l'on promène au bal, dans la rue ou l'auberge. Comme si j'explorais quelque nouvelle berge, J'aurai l'âme qui en face d'un berceau.
Ce bois évocateur de l'humaine origine, Où la hache, plus tard, sonnera la ruine, Ecrira ma devise : Espérance et regret.
Si ma chair tremble et crie en la montée abrupte, J'accuserai ma chair plutôt que la forêt ; Je serai désormais plus fort aux jours de lutte.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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