pâme
1. Mot rare défaille
Du verbe (se) pâmer : défaillir, s'évanouir, ou s'abandonner sous l'effet d'une émotion ou d'un plaisir intense ; verbe vieilli et littéraire.
Dans les poèmes
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L'affreux soleil criard à l'ombre qui se pâme
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- Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ;
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Comme aux bras d'un amant de volupté se pâme,
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Puis appuyant ton sein sur le mien qui se pâme,
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Puis se renverse avec la bouche qui se pâme,
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Vous qui voyez que je me pâme, —
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Elle se pâme, la folâtre,
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Elle se pâme
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Une grande fleur qui se pâme,
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Mais On pâme d'horreur d'être : luxurieuse
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Au foyer, Dieu descend : la mère en pleurs se pâme
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Dans la douceur desquels notre néant se pâme,
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Et la fille se pâme et murmure Weber
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Je pâme ! Mon ami ! mon ami, je suis morte !
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Dont elle-même se pâme
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De la danseuse folle et froide qui se pâme
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Je voudrais secouer mes ailes, et je pâme
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— Ton cœur qui se pâme
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Tel que l' cœur sous l' soleil la bell' verdur' se pâme,
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La femme nerveuse et frêle se pâme,
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La reine, hélas ! défaille et tendrement se pâme.
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Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
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Unit nos bouches et les pâme
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Sommeille à demi sur mon sein qui pâme.
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Dire à cette âme qui se pâme ?
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Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
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Quand je me pâme, lors tu te pâmes.
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Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pâme sous l'œil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l'Amour.
2. Mot rare défaillant, alangui
Se pâmer, c'est défaillir, perdre presque connaissance sous l'effet d'une vive émotion ou du plaisir ; par extension, alangui, comme évanoui.
Dans les poèmes
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Du Désespoir pâmé sur la Faim dans la nuit ?
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Le coeur pâmé,
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Qu'est toute la science auprès d'un sein pâmé,
Charles-Augustin Sainte-Beuve, « En ces heures que le plaisir abrège »
Voir aussi : pâmes