Tous les poèmes
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À M. du Maine
(Sur ses œuvres spirituelles.) 1611. Tu me ravis, Du Maine, il faut que je l'avoue ; Et tes sacrés discours me charment tellement, Que le monde aujourd'hui ne m'étant plus que boue, Je me tiens… -
À M. le D. De ***
Jules, votre château, tour vieille et maison neuve, Se mire dans la Loire, à l'endroit où le fleuve, Sous Blois, élargissant son splendide bassin, Comme une mère presse un enfant sur son sein En lui…1840 -
À MM. Barthélemy et Méry
Chantres associés et paisibles rivaux, Qui mettez en commun la gloire et les travaux, Et qu'on voit partager sans trouble et sans orage D'un laurier fraternel le pacifique ombrage ; Lorsque de toutes…1851 -
À Madame ***
(En lui renvoyant, au jour de l'an, un volume traduit par elle) Un traducteur peut n'être Qu'un traître, Il peut être un flatteur Menteur ; Mais si fidèle, il reste Modeste, N'est-il pas un ami ? —…1854 -
À Madame ***
Madame, croyez-moi ; bien qu'une autre patrie Vous ait ravie à ceux qui vous ont tant chérie, Allez, consolez-vous, ne pleurez point ainsi ; Votre corps est là-bas, mais votre âme est ici : C'est la…1833 -
À Madame ***
Jeune ange aux doux regards, à la douce parole, Un instant près de vous je suis venu m'asseoir, Et, l'orage apaisé, comme l'oiseau s'envole, Mon bonheur s'en alla, n'ayant duré qu'un soir. Et puis,…1888 -
À Madame ***
Madame, il est donc vrai, vous n'avez pas voulu, Vous n'avez pas voulu comprendre mon doux rêve ; Votre voix m'a glacé d'une parole brève, Et vos regards distraits dans mes yeux ont mal lu. Madame,…1829 -
À Madame ***
Vos narines qui vont en l'air, Non loin de vos beaux yeux quelconques, Sont mignonnes comme ces conques Du bord de mer de bains de mer ; Un sourire moins franc qu'aimable Découvre de petites dents,…1889 -
À Madame ***Sur l'ormeau le nid se balance Ou se cache dans le buisson, Hélas ! hélas ! tout est silence Et solitude en la maison. Il fut un temps où, plus mignonne Que la pervenche aux regards bleus, Une enfant…1878
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À Madame A. T
Qu'un jeune amour plein de mystère Pardonne à la vieille amitié D'avoir troublé son sanctuaire. D'une belle âme qui m'est chère Si j'ai jamais eu la moitié, Je vous la lègue tout entière.1888 -
À Madame Aguado
Colonne de saphir, d'arabesques brodée, Reparais ! Les ramiers s'envolent de leur nid. De ton bandeau d'azur à ton pied de granit Se déroule à longs plis la pourpre de Judée. Si tu vois Bénarès, sur…1854 -
À Madame Caroline Angebert
Chanter, mais dans le soir sonore Et pour ses amis seulement, Fuir le bruit qui nous déshonore Et le vil applaudissement ; Brûler, mais conserver sa flamme Pour le seul but essentiel, Être cette…1842