Tous les poèmes
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À Madame Cne T
Rondeau. Dans son assiette arrondi mollement, Un pâté chaud, d'un aspect délectable, D'un peu trop loin m'attirait doucement. J'allais à lui. Votre instinct charitable Vous fit lever pour me l'offrir…1829 -
À Madame D***
Ne me parlez jamais d'une vieille amitié, Dans vos cheveux dorés quand le printemps se joue Lui, qui vous a laissé — lui, si vite oublié ! — Sa fraîcheur dans l'esprit et sa fleur sur la joue !1888 -
À Madame D. G. de G
Jadis je vous disais : « Vivez, régnez, Madame ! Le salon vous attend ! le succès vous réclame ! Le bal éblouissant pâlit quand vous partez ! Soyez illustre et belle ! aimez ! riez ! chantez ! Vous…1856 -
À Madame G
Dans dix ans d'ici seulement, Vous serez un peu moins cruelle. C'est long, à parler franchement. L'amour viendra probablement Donner à l'horloge un coup d'aile. Votre beauté nous ensorcelle, Prenez-y…1850 -
À Madame G (I)
C'est mon avis qu'en route on s'expose à la pluie, Au vent, à la poussière, et qu'on peut, le matin, S'éveiller chiffonnée avec un mauvais teint, Et qu'à la longue, en poste, un tête-à-tête ennuie.…1850 -
À Madame H. F
Rondeau. Il est aisé de plaire à qui veut plaire. D'un ignorant un bavard écouté, D'un journaliste un rimailleur vanté, Sans nulle peine y trouvent leur affaire. Louer un sot, c'est pure charité. Une…1888 -
À Madame Henri Heine
Vous avez des yeux noirs, et vous êtes si belle, Que le poète en vous voit luire l'étincelle Dont s'anime la force et que nous envions : Le génie à son tour embrase toute chose ; Il vous rend sa… -
À Madame M
Vous m'envoyez, belle Emilie, Un poulet bien emmailloté ; Votre main discrète et polie L'a soigneusement cacheté. Mais l'aumône est un peu légère, Et malgré sa dextérité, Cette main est bien ménagère…1829 -
À Madame M
Quoi ! vous voulez, par bonté, quelquefois, Pour épargner ma paupière un peu tendre, Un peu lassée, au soir, me faire entendre, Lu par vous-même, un livre de mon choix ! Vous liriez tout, Fauriel et…1837 -
À Madame M. N
Je vous ai vue enfant, maintenant que j'y pense, Fraîche comme une rose et le cœur dans les yeux. Je vous ai vu bambin, boudeur et paresseux ; Vous aimiez lord Byron, les grands vers et la danse.…1850 -
À Madame M. N. (I)
Quand, par un jour de pluie, un oiseau de passage Jette au hasard un cri dans un chemin perdu, Au fond des bois fleuris, dans son nid de feuillage, Le rossignol pensif a parfois répondu. Ainsi fut…1850 -
À Madame M. N. (II)
Vous les regrettiez presque en me les envoyant, Ces vers, beaux comme un rêve et purs comme l'aurore. Ce malheureux garçon, disiez-vous en riant, Va se croire obligé de me répondre encore. Bonjour,…1850