Tous les poèmes
Parcourez le catalogue ou recherchez un titre.
-
Bouche usée
Le rire tenait sa bouteille À la bouche riait la mort Dans tous les lits où l’on dort Le ciel sous tous les corps sommeille Un clair ruban vert à l’oreille Trois boules une bague en or Elle porte… -
Boulogne
Contrerime XXII. Boulogne, où nous nous querellâmes Aux pleurs d'un soir trop chaud Dans la boue ; et toi, le pied haut, Foulant aussi nos âmes. La nuit fut ; ni, rentrés chez moi, Tes fureurs plus…1921 -
Bounaberdi
Souvent Bounaberdi, sultan des francs d'Europe, Que comme un noir manteau le semoun enveloppe, Monte, géant lui-même, au front d'un mont géant, D'où son regard, errant sur le sable et sur l'onde,…1829 -
Bouquet
À Paimpol, un soir, tandis que la lune Éveillait au large un chant de marin, Nous avons tous deux cueilli sur la dune Ces touffes de menthe et de romarin. Et ces œillets-ci, c'est un soir, à Gâvre,…1889 -
Bouquetière
Un maître, de qui la palette Se plaisait aux sombres couleurs, A peint un élégant squelette Portant un frais panier de fleurs. Près de lui la danse macabre, Comme les plis d’un noir drapeau, Ondoie ;… -
Bourgeois parlant de Jésus-Christ
« – Sa morale a du bon. – Il est mort à trente ans. – Il changeait en vin l'eau. – Ça s'est dit dans son temps. – Il était de Judée. Il avait douze apôtres. – Gens grossiers. – Gens de rien. – Jaloux… -
Bournemouth
Le long bois de sapins se tord jusqu'au rivage, L'étroit bois de sapins, de lauriers et de pins, Avec la ville autour déguisée en village : Chalets éparpillés rouges dans le feuillage Et les blanches…1888 -
Boutade à la raison
Froide raison, pompeuse idole, Divinité, chère à l'orgueil, Tu n'as pas un mot qui console Les souffrances d'un cœur en deuil : Jamais, dans ton œil inflexible, On ne vit des pleurs de pitié ; Ta…1836 -
Bretonne de Paris
Hélas ! tu n'es plus une paysanne ; Le mal des cités a pâli ton front, Mais tu peux aller de Paimpol à Vanne, Les gens du pays te reconnaîtront. Car ton corps n'a point de grâces serviles ; Tu n'as…1889 -
Brise marine
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par…1899 -
Bruits du soir
Oh ! l'heure douce et calme, en été, quand décline Le soleil à demi caché par la colline ! Immobiles tantôt, les arbres languissants A présent sont émus par des souffles naissants ; Au bourdonnement…1874 -
Brumes et pluies
Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue, Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau. Dans…1857