Tous les poèmes
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Bonheur lucide
J'avais le souvenir d'ineffables aurores, De ruisseaux cascadants cachés dans les vallons, De pourpres archipels et de grèves sonores Que visitent les flots crêtes et les hérons. Je gardais le…1921 -
Bonjour mon coeur
Bonjour mon coeur, bonjour ma douce vie. Bonjour mon oeil, bonjour ma chère amie, Hé ! bonjour ma toute belle, Ma mignardise, bonjour, Mes délices, mon amour, Mon doux printemps, ma douce fleur…1556 -
Bonne fortune
À Théodore de Banville. Tête penchée, Œil battu, Ainsi couchée Qu'attends-tu ? Sein qui tressaille, Pleurs nerveux, Fauve broussaille De cheveux, Frissons de cygnes Sur tes flancs, Voilà des signes…1873 -
Bonne fortune et fortune
Odor della feminita . Moi, je fais mon trottoir, quand la nature est belle, Pour la passante qui, d'un petit air vainqueur, Voudra bien crocheter, du bout de son ombrelle, Un clin de ma prunelle ou…1873 -
Bonne mort
Le Phédon jette en l'âme un céleste reflet, Mais rien n'est plus suave au cœur que l'Évangile. Délicat embaumeur de la raison fragile, Il sent la myrrhe, il coule aussi doux que le lait. Dans ses…1866 -
Bonne pensée du matin
À quatre heures du matin, l'été, Le sommeil d'amour dure encore. Sous les bosquets l'aube évapore L'odeur du soir fêté. Mais là-bas dans l'immense chantier Vers le soleil des Hespérides, En bras de…1872 -
Bonnet de bains
Voyez… voyez, la mer, comme un étang, Se jaspe de fleurs vives : Nénuphars éclatants, Rouges nélumbiums, iris jaunes des rives… Le vent du large semble avoir fauché cela Pour le jeter, dans le vieux… -
Bonsoir
Et vous viendrez alors, imbécile caillette, Taper dans ce miroir clignant qui se paillette D'un éclis d'or, accroc de l'astre jaune, éteint. Vous verrez un bijou dans cet éclat de tain. Vous viendrez…1873 -
Bonsoir
Il a demandé l'heure ; oh ! le triste présage ! Autrefois j'étais seule attentive à ce soin. Qui peut avant le soir l'appeler au village ? Hélas ! pour me répondre, il est déjà si loin ! Je l'ai…1830 -
Booz endormi
Booz s'était couché de fatigue accablé ; Il avait tout le jour travaillé dans son aire ; Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ; Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé. Ce vieillard… -
Bordighiera
Humbles toits, rassemblés au flanc de la colline Que ceignent les palmiers ; Tuiles au rouge émail qu'un vieux clocher domine. Hanté par les ramiers ; Des portes où la vigne arrondit son treillage,…1859 -
Bottom
La réalité étant trop épineuse pour mon grand caractère, — je me trouvai néanmoins chez ma dame, en gros oiseau gris bleu s'essorant vers les moulures du plafond et traînant l'aile dans les ombres de…1886