Tous les poèmes
Parcourez le catalogue ou recherchez un titre.
-
Plutôt qu'un médiocre honneur...
Plutôt qu'un médiocre honneur, accordez-moi, Dieu juste, de mourir jeune encore et l'âme ivre De volupté, d'orgueil puissant, avec la foi Que j'aurais été grand si vous m'aviez fait vivre. Car je…1901 -
Pluviôse
Il pleut. Il pleut à petit bruit Sur le vieux chemin de traverse... — Quel Dieu, pour nous punir te verse, Ô campagne, le jour, la nuit, Cette pluie à si menu bruit ? — C’est comme un chagrin qui…2026 -
Pluviôse, irrité contre la ville entière
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux Aux pâles habitants du voisin cimetière Et la mortalité sur les faubourgs brumeux. Mon chat sur le carreau cherchant une litière Agite sans repos…1857 -
Plût-il à Dieu n'avoir jamais tâté
Si follement le tétin de m'amie ! Sans lui vraiment l'autre plus grande envie, Hélas ! ne m'eût, ne m'eût jamais tenté. Comme un poisson, pour s'être trop hâté, Par un appât, suit la fin de sa vie,…1552 -
Point n'ai fait un tas d'océans
Comme les Messieurs d'Orléans, Ulysses à vapeur en quête... Ni l'Archipel en capitan ; Ni le Transatlantique autant Qu'une chanteuse d'opérette. Mais il fut flottant, mon berceau, Fait comme le nid…1873 -
Poison perdu
Des nuits du blond et de la brune Pas un souvenir n'est resté Pas une dentelle d'été, Pas une cravate commune ; Et sur le balcon où le thé Se prend aux heures de la lune Il n'est resté de trace,… -
Poisson
Les poissons, les nageurs, les bateaux Transforment l’eau. L’eau est douce et ne bouge Que pour ce qui la touche. Le poisson avance Comme un doigt dans un gant, Le nageur danse lentement Et la voile… -
Polissonnerie
Je cherche un petit bois touffu, Que vous portez, Aminthe, Qui couvre, s’il n’est pas tondu Un gentil labyrinthe. Tous les mois, on voit quelques fleurs Colorer le rivage ; Laissez-moi verser… -
Politique
Dans Sainte-Pélagie, Sous ce règne élargie, Où, rêveur et pensif, Je vis captif, Pas une herbe ne pousse Et pas un brin de mousse Le long des murs grillés Et frais taillés. Oiseau qui fends…1853 -
Porc
Du soleil sur le dos, du soleil sur le ventre, La tête grosse et immobile Comme un canon, Le porc travaille. -
Porte ouverte
La vie est bien aimable Venez à moi, si je vais à vous c’est un jeu, Les anges des bouquets dont les fleurs changent de couleur. -
Portes et fenêtres
N'entends-tu pas ? – Sang et guitare ! – Réponds !... je damnerai plus fort. Nulle ne m'a laissé, Barbare, Aussi longtemps me crier mort ! Ni faire autant de purgatoire !... Tu ne vois ni n'entends…1873