Bonne mort

Le Phédon jette en l'âme un céleste reflet, Mais rien n'est plus suave au cœur que l'Évangile. Délicat embaumeur de la raison fragile, Il sent la , il coule aussi doux que le lait.
Dans ses pures leçons rien n'est prouvé ; tout plaît : Le bon Samaritain qui prodigue son huile, L'héroïsme indulgent pour la servile L'âme offerte à l'épreuve et la joue au soufflet.
On dit que les mourants ont foi dans ce beau-livre : Quand la raison fléchit, il apaise, il enivre, Et l'agonie y trouve un généreux soutien.
Prêtre, tu mouilleras mon front qui te résiste ; Trop faible pour douter, je m'en irai moins triste Dans le néant peut-être, avec l'espoir chrétien.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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